Les Mots Enchantés des Hupd’äh de l’Amazonie, Maîtres des Savoirs, racontés par Renato Athias

Les Mots Enchantés des Hupd’äh de l’Amazonie, Les maîtres des savoirs, racontés par Renato Athias un film écrit et réalisé par Mina Rad, 52 minutes, 2020, WCD production ( France)

As Palavras Encantadas dos Hupd’äh da Amazônia, Os Mestres de Saberes, Narrados por Renato Athias.
Um filme escrito e dirigido por Mina Rad

The Enchanted Words of the Hupd’äh of the Amazon, Masters of knowledge, narrated  by Renato Athias

A film written and directed by Mina Rad

Ce film s’achève alors que le monde traverse la catastrophe du Coronavirus. Durant cette période où dizaines milliers d’êtres humains sont touchés et confinés chez eux sur les cinq continents, il importe de voir comment d’autres civilisations conçoivent leur rapport avec l’Univers et la Nature.
Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de revoir nos liens avec la nature et avec la cosmologie des Hupd’äh,ce peuple amérindiens de l’Amazonie.

Les Amérindiens pensent : « L’humanité est la nature ». 

Ce film souhaite offrir la possibilité de repenser la relation des humains avec le non-humain et avec l’ensemble de la nature, et de réfléchir à la manière de retrouver l’équilibre dont nous parlent les Hupd’äh.  Les Hupd’äh sont une population menacée et vulnérable. Aujourd’hui ils sont presque 2000 personnes et vivent dans 35 villages au cœur du nord-ouest de l’Amazonie.

 J‘ai eu la chance de connaître le peuple Hupd’äh à travers les récits, les archives, les photos et les films inédits de Renato Athias, je vous invite à découvrir la cosmologie de ce peuple.

Et peut-être qu’en prenant en exemple ces peuples d’Amazonie, parviendrons-nous un jour à restructurer nos savoirs pour créer demain un monde plus humain. 

Merci à Isabel Mattos et Renato Athias qui m’ont accompagnée pendant le confinement pour terminer ce film. 

 Nous sommes à Belém au Brésil. Belém est la capitale de l’Etat  de Para. C’est la porte d’entrée de l’Amazonie. Je suis invitée ici pour présenter, mon dernier film sur Pierre Perrault, qui est l’un des piliers du cinéma documentaire Québécois. C’est la deuxième édition du festival et colloque d’anthropologie visuelle de Para à Belém. C’est à ce colloque, que je rencontre et découvre  l’ethnologue, chercheur et réalisateur Renato Athias. Il me raconte, ses 50 ans  de combats pour la survie physique et culturelle des Hupd’äh, l’une des 210 ethnies amérindiennes au Brésil. 

A mesure, que nous échangeons, j’écoute les histoires qu’il me raconte sur la manière de vivre, sur les traditions, la mythologie et la philosophie des Hupd’äh,….J’ai envie d’en savoir plus sur ce peuple.

La cosmologie des Hupd’äh est lié à l’univers. Il n’existe pas une séparation des ordres: animal, végétal et minéral. La musique et les mots ont des pouvoirs transformateurs, souvent incompréhensibles pour nous,qui vivons dans une société où la  nature est complètement domestiquée.Tous cela me touche et me bouleverse. Plus j’écoute, Renato Athias,   plus je suis curieuse de découvrir le lien des Hupd’äh avec l’univers. Le rapport des Hupd’äh avec la nature, me fait penser à celui des sumériens et des Zoroastriens,   qui ont influencé la civilisation perse, qui est la mienne. Pourtant, la perse mon pays d’origine, est bien loin de l’Amazonie.  

 Peut-être que les traditions perses et Hupd’äh proviennent d’une même source et  d’un savoir très anciens. Cela m’a mis au défi, d’en explorer l’épistémologie, la manière dont ils organisent leur savoir et leur pensée, et l’ontologie, leurs rapports et relations avec les autres êtres. 

 Renato Athias considère trois  hommes, comme ses Mâîtres des savoirs, Bihit, Mehtiu et Casimiro . Ils appartiennent à trois clans Hupd’äh différents. Tous les trois, sont aujourd’hui décédés.  Mais ce sont eux qui lui ont appris la base de la cosmologie des Hupd’äh.Je suis passionnée par leurs pratiques du chamanisme et leur connaissance de la médecine traditionnelle. J‘essaie d’en savoir plus et de tracer leur portrait.

  A chaque échange avec Renato Athias , je découvre une civilisation un peuple, un pays et des traditions.De Belém à Paris, à chaque fois que  je rencontre cet ethnologue, j’essaie de comprendre mieux,    les mots enchantés des Hupd’äh.  Ce professeur d’université au Brésil et en Europe, essaie  de m’apporter plus d’éclaircissements sur le lien des Hupd’äh avec la nature et l’environnement par ses explications et aussi par ses nombreuses publications et ses films ethnographiques.

C’était en 1972,  pendant la dictature militaire , que Renato Athias est arrivé chez les Hupd’äh. Depuis il a fait une thèse de doctorat en ethnologie, a mené des recherches scientifiques et a enseigné dans les universités brésiliens et Européens  

  Avec les soutiens des institutions gouvernementales et des ONG,  il a participé aux nombreux projets de développement. Avec les Hupd’âh, il a  a formulé le début de création d’une graphie, un dictionnaire et une langue écrite pour ce peuple.

 Les mots enchantés des Hupd’äh,   me font penser, aux trois principes fondamentaux des Zoroastriens: « Les bonnes pensées, les bonnes paroles et les bonnes actions » .

Les Hupdah comme les  sumériens et les Zoroastriens ont un respect particulier pour les éléments essentiels de la vie. Ils ont un lien fort   avec la nature avec l’air, l’eau, la terre, le vent et le feu, un lien que nous, nous avons oublié.Et ce peuple d’Amazonie nous propose une autre manière de vivre et nous permet de porter un autre regard sur notre univers , pour créer un monde meilleur demain.

Ce film est dédié :

A Bihit, Mehtiw et Casimiro

Merci à Renato Athias de nosu avoir fait découvrir la richesse de ce peuple 

Par ses paroles, ses recherches et ses archives inéditesd’unevaleur inestimable qui laissent une trace pour de futurrecherches ethnologiques.


Les Mots Enchantés des Hupd’äh de l’Amazonie, Les maîtres des savoirs, racontés par Renato Athias un film écrit et réalisé par Mina Rad, 52 minutes, 2020, WCD production ( France)

Avec : Renato Athias et Les Hupd’äh , Bihit, du clan Kög’kegtẽh egtenre , Casimiro, du clan Dëhpuhtẽh (Boca do Traíra), Mehtiw, du clan Sokw’äthõktẽh (Boca da Estrada) et Messias, du clan Pihnowatẽh (Pombo Igarapé)

Un film écrit et réalisé par Mina Rad

Image et son : Mina Rad, Renato Athias , Alessandro Ricardo Campos, Diego Rodrigues, Paulo Desana; Alvaro Sokw’äthõktẽh

Montage : Isabel Castro

Recherche d’ archives : Renato Athias, Isabel Castro et Mina Rad

Mixeur son : Isabel Castro

Musique : Enregistrements de Renato Athias, Chants : Bihit de Pugdëh, Mariano de Pugdëh, , Duiz de Babadëh, Yamdó de Pugdëh, João Säw de Pugdëh , Filomena de Pugdëh

Chant et guitare : Flavia Wenceslau Te Desejo Vida (Flavia Wenceslau)

La production WCD remercie Renato Athias pour sa générosité et la mise à disposition de ses archives et pour le temps consacré à la réalisation et la production de ce film.

Production World Cultural Diversity (WCD), 2020

Pour voir le Démo de 6 minutes de film :

Un grand merci à Renato Athias et isabel Castro…
Un grand merci pour les interventions de nos intervenants lors du lancement de film le 25 juin en vidéoconférence :

Irène Bellier, Anthropologue à l’ONU et la directrice de recherche au CNRS. Sa thèse de doctorat est une étude sur la construction du genre chez le peuple Mai Huna de l’Amazonie péruvienne .
Hebe Mattos, Historienne,Professeur de l’Université à Rio de Janeiro,Brésil,
-Soheila Shahshahâni, Anthropologue en charge de Commission of Middle East et vice présidente de l’Union Internationale de l’Anthropologie et des Sciences Ethnologiques, IUAES,professeur à Téhéran , Iran
Marie José Gagnons qui est l‘une amérindienne ; “Urun wendate” , issue une famille importante de la nation .Son grand père était l’un des chefs de nation et le premier député autochtone à l’assemblé national au Québec, Montréal Québec, 
Anne Legaré, Professeur du département de science politique de l’ université du Quebec à Montréal, Secrétaire générale du centre de coopération interuniversitaire franco-québecois  
-Xavier Lavant, Producteur, France  
-Jacinthe Brisebois, Directrice du festival de FIFA, Montréal Québec 
Bia Rodovalho, Maître de conférence à l’université de paris 3
-…….

Les Mots Enchantés des Hupd’äh de l’Amazonie, Les maîtres des savoirs, racontés par Renato Athias selon des amis autour du monde :

Très chère Mina, Très émouvant ton documentaire !  Comme le dit ton narrateur:  « la nature n’est pas domestiquée en Amazonie ».   Les mots expriment la   totalité de nos émotions devant cette nature authentique où vivent et travaillent les enfants, les femmes et les hommes:  ces images des 
mains qui font corps avec les fruits de la natures et les objets usuels…   sous ces plans d’ensemble de la forêt, de la mer et des cieux de toutes les couleurs… Nous sommes devant un univers équilibré…   » Ca ne disparaître pas, mais ça va se transformer », dit le narrateur.  Ton film, Mina, m’a fait penser à celui que tu as réalisé à l’îIe-aux- Coudres .

Bravo !  Lise et moi on te retrouve.

Il fallait faire ce film pendant cette période historique où on est en train de détruire la planète

Amitiés solides !

Paul et Lise Warren ( Paul Warren, professeur , critique de cinéma, écrivain et auteur de nombreux livres dont Pierre Perrault , cinéaste-poète) (canada, Quebec)

Mina, Quel bonheur de voir ton film sur les  Hupd’äh alors que nous sommes encore confinés, film que tu as monté pendant le confinement, fruit de ton confinement comme tu dis. Bravo !

D’abord te dire que cela fait un bien fou, comme un besoin vital qu’on reconnaît,  de faire la connaissance de ces magnifiques personnes, personnages – Bihit, Mehtiw, Casimiro – de découvrir leur culture, la place qu’ils prennent dans le monde, leurs rôles selon des traditions à rebours de la manière dont vivent les sociétés occidentales qui récoltent eux… le Covid, mettent en danger la planète sur un plan écologique, rendent toujours plus précaires précaires, les indiens d’Amazonie, les peuples reliés à la nature ; les rendant encore plus PRECIEUX aussi.

Grâce à ton entreprise et  grâce à Renato Athias, l’intermédiaire entre ces deux mondes. 

Je trouve très belle la manière dont tu laisses Renato évoquer, dire son expérience, son partage, ses liens avec les  Hupd’äh et le dire avec ses mots… « enchantés ». On est loin de l’assurance ennuyeuse et vaine avec laquelle des spécialistes « surplombent » les sujets dont ils parlent dans certains films , les trahissant par là même qui privent de rencontre, ratent le possible partage.

Ici, un CHARME opère : l’accent de Renato (qui répond au tien) ; le temps qu’il prend et que tu lui donnes bien sûr pour trouver les mots les plus vrais, les plus proches de ce qu’il connaît . Les détours qu’il peut faire en mots, pour dire un autre mot, en donner la définition.  Un exemple quand il dit que les  Hupd’äh lui ont donné un nom – signe de ce partage avec eux, de cette connaissance humain et vraie, de son intégration parmi eux- le nom « Puh » qu’il ne traduit pas directement par « écume » mais qu’il donne en décrivant un cours d’eau sur lequel on trouve des mousses qui s’accumulent ; le ce mot Puh-mousse revient à plusieurs reprises et fait voir le cours d’eau avec ses replis, ses mousses! 

Merci à toi la réalisatrice aux racines perses de nous faire découvrir et de nous rendre proches Bihit, Mehtiu, Casimiro, leurs familles et villages près des fleuves, de contribuer par ton film à témoigner de leur culture, de leurs traditions, de contribuer à sauvegarder des traces de ce monde comme tu aimes le faire. (Marie Chaveau France)

Luigi Elongui, Journaliste (Italie , France, et le monde Africaine,…. ),

« Merci Mina, pour ces 52’ de bonheur et de ravissement ! Il y a tellement de poésie dans tes images, comme cette fleur mauve qui fait son apparition soudaine, pour témoigner d’une beauté miraculeuse que la « civilisation de l’homme » est en train de détruire. Les Hupda’ah disent : « L’humanité est la nature » car, dans leur pensée, n’existe pas une séparation des « ordres » (dans ma langue italienne, on dit : « royaumes »…). Cela me rappelle quand les  Bambara du Mali affirment que la société des hommes n’est qu’une partie du cosmos. Et toi, en tant qu’iranienne, tu fais bien d’évoquer les ressemblances qui t’ont frappé de la cosmologie amérindienne avec le zoroastrisme perse, cette osmose entre la pensée, les paroles et les actes, qui devrait dicter la conduite des êtres. Une leçon oubliée de la sagesse d’autrefois, annihilée par la culture occidentale. Puis, il y a, dans ton long-métrage, une séquence qui m’a particulièrement appris et fait réfléchir. Le vieux savant meurt en chantant, entouré par les pleureuses… Il n’y a pas un passage brusque dans la transition à l’au-delà et un lien s’établit avec les forces invisibles qui président à notre existence. Encore une fois, un souvenir me rappelle les paroles d’un ami peul : « Il faut goûter à la mort »… Terrible et à la fois visionnaire ! Mina, je crois qu’il ne faut pas s’apitoyer sur le destin apparemment tragique des Hupda’ah menacés de génocide. Je crois qu’il faut réagir, il faut une insurrection salutaire des esprits et penser, comme tu dis, le monde de demain à travers cette sagesse ancienne qui permettra à l’homme de se réconcilier avec la nature et l’ensemble du vivant. C’est pour ça que je t’encourage vivement à poursuivre dans ton œuvre et que tu puisses avoir la possibilité de réaliser ton deuxième volet, La jungle, le fleuve et les esprits…   »     

Le film selon Flavia Wenceslau,compositrice, chanteuse guitariste que vous trouverez sa belle musique dans le film. Il y a des liens vers les belles mélodies de Flavia Wenceslau en bas de cette page :

O filme de acordo com Flavia Wenceslau, compositora, cantora guitarrista, você encontrará suas belas músicas no filme. Existem links para as belas melodias de Flavia Wenceslau na parte inferior desta página:

O filme nos remete ao sentimento de sermos todos um!

A natureza é acaba de todos.

Os índios são nossos irmãos, precisamos legitimá-lo com Amor e preservação.

Ele é bem bonito! E sensível!!!

Parabéns pelo trabalho!!

Le film nous rappelle le sentiment de ne faire qu’un!

La nature est la fin de chacun.

Les Indiens sont nos frères, nous devons le légitimer avec amour et préservation.

Il est très beau! Et sensible !!!

Félicitations pour le travail !!

FLAVIA WENCESLAU sur instagram : @flavia.wenceslau

Marie ( France )

Cet ethnologue qui parle en douceur et avec un français un peu différemment …nous emporte et nous permet de rentrer dedans et dans le film… Il y a une douceur qui nous attire dans ses paroles. Visuellement Il y a des plans de rivière et des plans de nature apaisants. 

Il a une justesse des mots qu’il utilise . Il cherche ses mots et il dit vraiment ce qui il a  envie de transmettre et ceci donne un autre niveau de compréhension. Il y a une dimension ou il cherche à trouver ses mots justes, exactes  qui nous emporte et nous fait approcher davantage des Hups. Il dit et il cherche pour dire ce qu’il a vraiment envie de dire et de transmettre. 

Tous  se ce qui il dit vient exactement avec le titre et les mots enchantés.  Entre vous il y un bel échange agréable : Lui il est dans la recherche  d’ expression et toi tu es dans ta curiosité de savoir un peu plus.

Il y  une  sorte de charme. Il est dans la recherche des expressions et la justesse des mots. Et toi, tu es dans ta curiosité à le faire sortir ses mots. Toi avec tes questions, parfois un peu carré, tu dis quelques choses qu’il lui permet de sortir ce qui il a envie de transmettre et tu fais sortir ses paroles. Il y a beaucoup   de charme dans la manière dont il s’exprime  et dans la  justesse  de ses mots.

Canada

This film gives us knowledge about the Hupd’äh. The more is that it shows us how an anthropologist works : They even give him a name PUR, very significatif, Renato is even so close that he is near the people . Even when his master is dying, he is with him . He accompanies him even when he is  going to the other world.

I understand how  the native americans were living in 7Os, very interesting .  The film is very rich and full of scientifique information.  The volume of knowledge is very high in this film. A lot of information is given about the scientifique life of ethnologue and anthropologue. I learn a lot.  I am happy to understand how they really work. He is even with  his family amongst them……The archives are really beautifully shown. You can look at them for hours ….

And what I remark,  the most ,is the enthusiasm and the passion that a filmmaker can have about the world of this people and the work of the ethnologist. 

Great job.

Michelle Gales  ( France -USA)  : Merci de m’avoir partage ce beau fruit du confinement!
Le film, Les mots enchantés, est une belle inspiration d’amour et de respect d’un peuple pour la Nature et les personnes et de  leur résistance courageuse et depuis des siècles contre la domination et l’homogénéisation par une société dominante. C’est très important à voir ce film par les temps qui courent.
Encore merci pour ce beau film !

Loredana ( Italie-France) : C’est un film Magnifique…On voyage en Amazonie..  On a envie de connaître voir les Hupd’äh….Quel peuple attachant ! On a envie de voir et savoir plus sur les  Hupd’äh dans le film. On adore voir Renato au Brésil..Quelle belle image … Ce film est vraiment génial…il nous fait voyager….Dans un très peu de temps ……vous avez crée quelques choses de très bien. Bravo ..….

Shiva vanctachalem ( Etats Unies -île Maurice) : Ce film est magnifique. C’est un film qui fait réfléchir sur nos vies trépidantes qui ne laisse pas d’espace pour ce « Hawang » que nous parle Renato Athias. C’est aussi une sonnette d’alarme sur notre environnement que nous maltraitons depuis trop longtemps. C’est un magnifique témoignage d’un peuple total méconnu. Merci de nous avoir apporté cette ouvrage mais comme tu dis il y a 170 ethnies en Amazonie…donc tu a encore beaucoup de travail…..

Hebe Mattos (Historienne, UFJF/UFF, Brésil), : « Le film est très intéressant et bon à regarder. J’ai particulièrement aimé l’emboîtement des trois regards que le film rassemble : celui de la réalisatrice qui s’enchante par un univers éloigné d’elle ; celui du récit en français de l’anthropologue à partir de son expérience de terrain, fait pour la réalisatrice ; et celui des films ethnographiques réalisés sur place par l’anthropologue. Félicitations pour le beau travail !

O filme é muito interessante e bom de assistir. Gostei especialmente do encadeamento dos três olhares que o filme reúne: o da realizadora leiga que se encanta por um universo que lhe é distante; o do relato do antropólogo fonte de sua experiência de campo, feito em francês para ela ; e o do filme/registro etnográfico feito em loco propriamente dito. Parabéns pelo filme!Hebe Mattos (Historienne, UFJF/UFF, Brésil)

Alessandro Ricardo Campos (Brésil ) : Le film est magnifique! Une belle promenade à travers la mémoire et la recherche anthropologique et surtout humaine de Renato Athias avec le Hupda. D’une manière sensible et poétique, il nous présente quatre décennies d’amitié et de production anthropologique et audiovisuelle de ce peuple fascinant.

Je suis très heureuse et honorée d’avoir participé, même au moins à ce très beau projet. Renato est un grand anthropologue, chercheur et un énorme être humain, une inspiration … et vous êtes une personne que je chéris et admire, infatigable ……
J’ai vraiment apprécié le film. Il est sensible et beau.
Savoir qu’il est né ici à Belém lors de notre festival et colloque me rend très fier!
Bravo, Mina!
Bravo, Renato!

Querida Mina, o filme é belíssimo!

Um lindo passeio pela memória e pela pesquisa antropológica e, sobretudo, humana de Renato Athias junto dos Hupda. De forma sensível e poética nos apresenta quatro décadas de amizade e produção antropológica e áudio visual deste povo fascinante .

Felipe Bruno Martins Fernandes ( Brésil ) :

Oi Renato, assisti todo o filme Les Mots Enchantes da cineasta Mina Rad. O filme trata da cosmologia Hupdah através de imagens de filme, fotografias e conversas com o antropólogo Renato Athias, da UFPE, configurando-se, dessa forma, como uma linda homenagem a um homem que dedicou mais de 50 anos de estudos e militância à esse povo. Logo no início, e também no final, a diretora, de origem persa, atesta o encontro intercultural entre as epistemologias/ontologias (cosmologias?) dos persas e aquela que buscava compreender dos Hupdah, afirmando ambas milenares e assentadas em uma filosofia do ambiente centrada na valorização dos elementos essenciais à vida. O enredo se desenrola em conversas com o antropólogo que, no Brasil, apresenta a região do Alto Rio Negro, particularmente num encontro entre-rios, onde estão as 35 vilas desse povo. Após esse momento, quem assiste é levado a um jardim na França, onde ocorre a conversa em que Renato retoma os três mestres de seu pensamento, posição que lhes foi conferida pelo antropólogo por terem ensinado a base do que sabe sobre aquele povo. Nesse momento no jardim francês, categorias desse povo, como o significado do nome do povo – gente – e como o próprio Renato é chamado por eles – espuma do rio – são apresentadas em entremeio com situações ritualisticas da vida Hupdah. O fio da conversa é a apresentação dos três mestres – Bihit, Mehtiu e Casimiro e como foram importantes para Renato mas, além disso, através da relação entre o antropólogo e cada um dos mestres, adentramos mais profundamente no modo de vida Hupdah. A cena mais forte do filme, descrita por Renato, é a da morte de seu mestre em 1994. O encontro entre a vontade de Renato em oferecer ajuda e a preparação do rito funerário do especialista que estava morrendo (com a sua participação) é evidente. A cena me levou às lágrimas. O filme é, portanto, uma excelente contribuição audiovisual para o campo da etnografia, retomando através da trajetória de um dos mais importantes etnólogos engajados brasileiros a necessidade de se defender a memória de povos que, como vemos na conclusão do filme, estão em processo de transformação, nesse caso, pelo impacto de missionários neopentecostais na região.

En Français :

Traduction en français :

Salut Renato, j’ai regardé le film entier Les Mots Enchantes de la cinéaste Mina Rad. Le film traite de la cosmologie Hupdah à travers des images de films, des photographies et des conversations avec l’anthropologue Renato Athias, de l’UFPE, se configurant ainsi de cette manière, comme un bel hommage à un homme qui a consacré plus de 50 ans d’études et de militantisme à cette les gens. Dès le début, et aussi à la fin, la réalisatrice, d’origine persane, atteste de la rencontre interculturelle entre les épistémologies / ontologies persanes (cosmologies?) Et celle qu’elle cherchait à comprendre de la Hupdah, affirmant à la fois ancienne et basée sur une philosophie de l’environnement centrée valoriser les éléments essentiels à la vie. L’intrigue se déroule dans des conversations avec l’anthropologue qui, au Brésil, présente la région du haut Rio Negro, notamment lors d’une rencontre entre rivières, où se trouvent les 35 villages de ce peuple. Après ce moment, ceux qui regardent sont emmenés dans un jardin en France, où la conversation a lieu dans laquelle Renato reprend les trois maîtres de sa pensée, position qui lui a été donnée par l’anthropologue pour avoir enseigné les bases de ce qu’il sait de ce peuple. À ce moment dans le jardin à la française, des catégories de ce peuple, telles que la signification du nom du peuple – les gens – et comment Renato lui-même est appelé par eux – la mousse de la rivière – sont présentées entre les deux avec des situations rituelles de la vie Hupdah. Le fil conducteur de la conversation est la présentation des trois maîtres – Bihit, Mehtiu et Casimiro et leur importance pour Renato, mais en plus, à travers la relation entre l’anthropologue et chacun des maîtres, nous sommes entrés plus profondément dans le mode de vie des Hupdah. La scène la plus forte du film, décrite par Renato, est la mort de son maître en 1994. La rencontre entre la volonté de Renato d’offrir son aide et la préparation du rite funéraire du spécialiste mourant (avec sa participation) est évidente. . La scène m’a fait pleurer. Le film est donc une excellente contribution audiovisuelle au domaine de l’ethnographie, revenant à travers la trajectoire d’un des plus importants ethnologues brésiliens engagés dans la nécessité de défendre la mémoire des peuples qui, comme nous le voyons dans la conclusion du film, sont en train de transformation, dans ce cas, par l’impact des missionnaires néo-pentecôtistes dans la région.

Une remarque bien touchante et émouvante : ( Brésil)

Renato. Acordei cedo e assisti o filme mais uma vez,Entendi que se trata da perspectiva do antropólogo…fiquei muito emocionada. O filme pra mim é muito bonito, tem gentes que fizeram parte da minha vida…não é por isso que acho bonito, mas pela história. por essa história que constrói a humanidade. das pessoas que se foram, mas que deixaram suas cantorias. E que não são simples cantorias, mas sim, são as cantorias que sustentam a vida de um povo, de uma existência única em um universo tão amplo. Me acho pobre em meus comentários, mas estou pensando sobre esse filme ainda.Por enquanto só chorei…

Renato. j’ai revu le film, j’ai compris que c’était le point de vue de l’anthropologue … J’étais très ému. Le film pour moi est très beau, il y a des gens qui ont fait partie de ma vie … ce n’est pas pourquoi je pense que c’est beau, mais pour l’histoire. pour cette histoire qui construit l’humanité. des gens qui sont partis, mais qui ont quitté leur chant. Et ce ne sont pas de simples chansons, mais ce sont des chansons qui soutiennent la vie d’un peuple, d’une existence unique dans un univers aussi vaste. Je pense que je suis pauvre dans mes commentaires, mais je pense toujours à ce film. Pour l’instant je viens de pleurer …


Anne Legaré (Canada) : Dans l’ensemble le sujet est riche et on a l’impression de s’approcher de ce peuple qu’on ne connaît pas. Tu as fait là un choix très riche humainement parlant et aussi su le plan de l’anthropologie…..Renato Athias est très intéressant. Tu as raison de mettre tes talents et ta créativité pour faire ce film. Nous avons hâte de le revoir….

Daniel Labonne( écrivain et metteur en scène, île Maurice/ UK ) : Le documentaire est bien construit et facile à suivre. Le choix de musique est bon….. Cet ouvrage ne se veut pas scientifique, plutôt un jeu de rencontres par-delà les continents, à travers le temps et malgré les barrières linguistiques…..“Le film est valable parce que ces gens la, sont victime depuis très  longtemps, Mais le vrai virus qui fait mal aux Amérindiens marche sur deux pieds.  C’est l’homme qui fait du mal beaucoup plus que Corona.  je souhaite que ton film soit le moment de parler d’eux , parce qu’il faut discuter de ces gens là. Les gens sont branché sur L’Amazonie, sur la fôret, mais on ne parle pas des habitans de la forêt. je pense que c’est important qu’on prenne conscience et pour une fois le Corona virus rend tous le monde égale que tu soit Amérindien et que tu habites dans le Trump Tower, tu es traité exactement de la même manière.  et je prépare un poème dessus en voyant le film. ..c’est bien ton projet est bon ….

M ( Paris ) Les images sont fort belles, La.musique excellente, Les belles voix ….Mais quel bonheur d avoir découvert ce beau peuple et la passion de Renato Athias… C’est formidable que notre monde comportent des gens comme lui ! La passion de toute une vie, sur un peuple……

Martha Hernandez ( France Vénézuela) : Je viens de regarder ton film. Je beaucoup aimé. On apprend sur la cosmogonie Hupdah et zoroastrisme, très intéressant. Les images et les chansons sont profondément primitive, parle d’une humanité essentiel, éternelle, la même, la vraie..

Indrasen Vancatachalem (France et île Maurice) : merci et bravo pour ton documentaire brésilien. C’est dans la bonne tradition des films de Jean Rouch. Et un exploit de montage en plein Conoravirus.

Gisèle Rainglas ( France) : Magnifique…
j’en sais un peu plus tes 50 ans de recherches ..
c’est une grande générosité de ta part que tu nous transmets à travers ce film .
Tu nous fais bien prendre conscience qu’une des valeurs les plus importantes de l’humanité c’est le respect de l’autre …. parce que l’autre c’est toi et la différence n’existe pas dans la relation sentimentale humaine .
Merci de nous faire partager ton amour de l’autre … Pouh
..

Jeferson Silva ( Brésil) :

Que fantástico esse mundo Hupdäh !
A sensibilidade com a natureza… a forma natural de aceitar a morte…

Alias, a Mina Rad deveria ir conhecer os Hupdäh de perto e dar continuidade ao documentario.

Comme c'est fantastique ce monde Hupdäh!
Sensibilité à la nature ... la façon naturelle d'accepter la mort ...

En fait, Mina Rad devrait visiter de près le Hupdäh et continuer le documentaire.
Un film, un récital de piano à 6 mains ....tous celà pendant le confinement ....
Renato Athias au Jardin de Sully lors de tournage en janvier 2020
Mina Rad, réalisatrice au Jardin de Sully lors de tournage en janvier 2020
Le tournage de film au jardin de Sully Paris janvier 2020
Isabel Castro, lors de montage de film février 2020
L’ histoire de cet ouvre collective un piano à 6 mains

Et un grand merci à la composition magnifique de compositrice, chanteuse et guitariste FLAVIA WENCESLAU TE DESEJO VIDA :

https://www.youtube.com/results?search_query=flavia+wenceslau

FLAVIA WENCESLAU sur instagram : @flavia.wenceslau

Pour approfondir nos réflexion sur le sujet et aller un peu plus loin:

Renato Athias : COVID-19 et les Amérindiens au Brésil en Podcast

#5 – Anthropológicas – Renato Athias (PPGA-UFPE): Da questão indígena e a COVID-19

Museológicas Podcast

France Culture :

Je vous inviter à écouter l’ émission de France culture lié à la reflexion de ce film . Philippe Descola, professeur émérite au Collège France, titulaire de la chaire d’anthropologie de la nature de 2000 à 2019, comme Renato Athias, nous parle des liens entre humain et non humaine, des liens que nous avons évoqués dans le film: « La nature est un concept occidental qui désigne l’ensemble des non-humains. Et cette séparation entre humain et non-humain a eu pour résultat d’introduire une distance sociale entre eux. »

https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins/pandemie-la-nature-reprend-ses-droits-philippe-descola-est-linvite-exceptionnel-des-matins?fbclid=IwAR0ICXN9mtv_ILX6yYj5-2_v66b-1q46s8Hcb4FBsVCohRKeObmdxeshuG0