Mina Rad, cinéaste, journaliste politique international et reporter culturel
Après avoir fait du journalisme politique international, puis plus de 10 ans de reportages pour le monde de la musique, Mina Rad décide de se former à la fabrication et à l’écriture documentaire entre 2011 et 2014 avec les Ateliers Varan. Elle réalise une dizaine de films en tant que cinéaste et documentariste.Pour Mina Rad, le cinéma documentaire est une restitution de notre héritage culturel, un regard vers l’univers, et une quête des traces d’identité culturelle dans le monde. »
Journal 18
Le lundi 17mars 2026
Les nouvelles de ma famille de 90 millions Iraniens
Mina Rad
Iran : un coup d’État silencieux au milieu des bombardements
Un monde inquiet face à l’escalade
La folie politique semble gagner du terrain dans un monde déjà fragilisé. Les nouvelles provenant d’Iran inquiètent profondément, notamment pour les familles des quelque 90 millions d’Iraniens vivant dans le pays. Mais l’inquiétude ne se limite pas au Moyen-Orient : elle touche également l’Europe et, plus largement, l’ensemble de la communauté internationale.
Ce conflit ne concerne plus seulement une région. Il a des répercussions globales et alimente les craintes d’une déstabilisation plus large.
Dans ce contexte, certains dirigeants semblent entraîner la situation vers une escalade dangereuse. Entre les positions de Donald Trump, de Benjamin Netanyahu et la détermination des Gardiens de la révolution iranienne, les tensions atteignent un niveau critique.
Selon certaines analyses, les intérêts stratégiques sont multiples : le contrôle des ressources énergétiques, notamment autour de l’île de Kharg et de ses installations pétrolières, la sécurité d’Israël, ou encore la survie du régime iranien.
Pendant ce temps, l’opposition iranienne peine à s’unir. Les divisions internes persistent et fragilisent sa capacité à proposer une alternative politique crédible.
Comment aider l’Iran ?
De nombreux observateurs estiment que le changement en Iran ne pourra venir que de l’intérieur.
Tant que la société civile iranienne ne pourra pas s’organiser librement, les transformations politiques resteront difficiles. Les Iraniens doivent pouvoir participer aux décisions qui déterminent leur avenir.
L’ancien ministre français Dominique de Villepin a récemment déclaré :
« Il faut peut-être rassembler l’opposition iranienne et les aider à s’organiser. »
Certains analystes vont plus loin et estiment qu’il faudrait soutenir la formation de réseaux de défense de la démocratie et de la paix, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du pays.
Dans cette perspective, ni les interventions étrangères ni les bombardements ne pourraient provoquer un véritable changement politique durable. Celui-ci devrait venir avant tout d’une dynamique interne.
Un possible coup d’État silencieux
La situation politique à Téhéran reste particulièrement opaque.
Le président iranien Massoud Pezeshkian aurait présenté des excuses à certains pays voisins après des bombardements régionaux. Peu après cette déclaration, il aurait été mis à l’écart de la scène politique et n’apparaîtrait plus publiquement.
Certains observateurs évoquent l’hypothèse d’un « coup d’État silencieux » au sein du pouvoir iranien. Selon ces analyses, les Gardiens de la révolution pourraient chercher à renforcer leur contrôle sur le régime avec la nomination de Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême Ali Khamenei, comme possible dirigeant influent en coulisses.
Comment croire aux informations ?
La guerre s’accompagne aussi d’une guerre de l’information.
Donald Trump a affirmé que l’Iran aurait demandé l’ouverture de négociations. Pourtant, le ministre iranien des Affaires étrangères a démenti cette déclaration, affirmant que Téhéran n’avait formulé aucune demande en ce sens.
Cette contradiction illustre la difficulté à distinguer les faits vérifiés des déclarations politiques ou de la propagande dans un contexte de conflit.
Les bombardements et les victimes
Les bombardements sur plusieurs villes iraniennes, notamment Téhéran, se seraient intensifiés. Plusieurs installations liées aux Gardiens de la révolution, des centres de police ainsi que certaines infrastructures stratégiques auraient été visés.
Parmi les cibles mentionnées figurent :
- un centre électrique de Téhéran où se trouveraient des bureaux des Gardiens de la révolution,
- un centre de recherche spatial iranien,
- plusieurs installations militaires.
Les bilans humains varient fortement selon les sources.
Selon la Croix-Rouge iranienne, plus de mille personnes auraient été tuées, environ 600 000 blessées et près d’un million de personnes déplacées. Plus de 10 000 bâtiments auraient été détruits.
D’autres organisations de défense des droits humains évoquent un bilan plus élevé, avec plusieurs milliers de morts ( 4800) , dont un nombre important de civils ( 1300).
De leur côté, des sources militaires israéliennes affirment que des milliers de membres des Gardiens de la révolution auraient été tués ou blessés depuis le début des opérations. Ces chiffres restent toutefois difficiles à vérifier de manière indépendante.
Témoignages venus de Téhéran
Certains témoignages provenant de la capitale iranienne décrivent une situation extrêmement tendue.
Un habitant de Téhéran affirme :
« Le pays est sous couvre-feu. Nous restons enfermés chez nous. Les Gardiens de la révolution patrouillent la nuit et tirent parfois pour faire peur. On a même peur de sortir acheter du pain. »
Ces récits illustrent le climat d’insécurité et de peur qui règne actuellement dans certaines zones urbaines.

Les Gardiens de la révolution : une structure décentralisée
Depuis les conflits régionaux des dernières décennies, le pouvoir iranien aurait renforcé l’autonomie opérationnelle des Gardiens de la révolution.
Selon certains analystes, la République islamique aurait progressivement réduit la centralisation militaire à Téhéran. Les différentes unités régionales auraient ainsi acquis davantage de capacité à prendre des décisions sans attendre des ordres directs du centre.
Cette organisation permettrait au système militaire de continuer à fonctionner même en cas de disparition ou d’affaiblissement de certains dirigeants.
Les Gardiens de la révolution compteraient plus de 100 000 membres actifs, auxquels s’ajouteraient plusieurs centaines de milliers de civils impliqués dans des structures de soutien ou des milices associées.
Une stratégie de guerre prolongée ?
Certains spécialistes estiment que la stratégie du régime iranien pourrait être d’entrer dans une guerre longue.
L’analyste Aram Ehsani, basé à Washington, affirme :
« La République islamique pourrait chercher à prolonger le conflit et à déplacer une partie de la guerre dans les villes. Le régime pourrait tenter de créer une forme de guérilla et de confrontation interne. »
Une telle évolution ferait craindre une période d’instabilité durable pour l’Iran et pour toute la région.

12 éme jour de guerre
Journal n 17 , le 11 mars à 1 h
Nouvel de ma famille de 90 millions iranien
Mina Rad
Jean-Claude Tallarini, un ancien combattant qui a vécu la Seconde Guerre mondiale et la guerre d’Algérie, nous parle de la guerre en Iran.
Le président du comité du 19ᵉ arrondissement de la Fédération nationale des anciens combattants partage son expérience :
« On ne peut pas changer un régime en le bombardant. »
Il pense que c’est au peuple iranien de prendre son destin en main et de changer lui-même le régime.
Il estime également que les médias ont une responsabilité. Selon lui, au lieu d’inviter des généraux et des stratèges militaires sur les plateaux de télévision, ils devraient inviter des personnes capables de parler de paix et d’expliquer comment l’apporter en Iran.
Cet ancien combattant, qui a vécu plusieurs décennies marquées par les guerres, affirme à 86 ans que certains pays devraient jouer un rôle de sages et intervenir pour mettre fin au conflit.
Lorsque je lui demande quel est son message pour le peuple iranien, les larmes aux yeux, il me répond simplement :
« Courage au peuple iranien. »

https://www.instagram.com/reel/DVv8Al6jHn-/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA==

11 éme jour de guerre
Journal n 16 , le 11 mars à 1 h
Nouvel de ma famille de 90 millions iranien
Mina Rad
Iran : « Rester entre dictature et guerre est la pire des expériences »
• La solidarité exemplaire des Iraniens
• Des infrastructures stratégiques visées
• Des centres des Gardiens de la révolution attaqués
• Des monuments historiques endommagés à Ispahan
• Des prix qui augmentent chaque jour
• Un pays sans véritable gouvernement, dirigé provisoirement par Larijani selon certaines sources
Une population prise entre dictature et guerre
Le peuple iranien, privé d’internet et vivant sous les bombardements israéliens et américains, subit désormais un couvre-feu. Les habitants sortent brièvement pour acheter quelques produits de première nécessité dans les magasins de quartier.
Les prix flambent et changent presque chaque jour. Par exemple, le prix de la pomme de terre varie d’un jour à l’autre entre 60 000 et 150 000 tomans.
La vie quotidienne racontée par une voix venue de Téhéran
Une voix arrivée d’Iran décrit la vie quotidienne devenue extrêmement difficile :
« Rester entre dictature et guerre est la pire des expériences. Et c’est notre seule issue. Nous voyons notre avenir très sombre. »
Selon ce témoignage :
« La ville est à moitié fermée. C’est un peu comme pendant Norouz, le Nouvel An iranien, lorsque les rues sont vides. Mais cette fois les gens sont tristes, déçus et silencieux. Ils ne sourient plus.
Les maisons sont fermées, les rideaux tirés. Internet est coupé.
Le salaire d’un ouvrier est d’environ 15 millions de tomans, mais pour pouvoir accéder à internet il faut acheter un filtershekan (logiciel pour contourner la censure), qui coûte près de 4 millions de tomans.
Les gens se regroupent pour l’acheter ensemble. »
Une solidarité exemplaire
Malgré les difficultés, la solidarité entre Iraniens est remarquable.
Selon ce témoignage, lorsque la maison de quelqu’un est détruite, d’autres familles l’accueillent ou l’aident. Lorsqu’une personne manque d’argent, les voisins se mobilisent pour lui apporter un soutien financier.
Des centres des Gardiens de la révolution visés
Selon des informations évoquées par le Pentagone :
• plus de 5 000 sites en Iran auraient été attaqués
• des usines de fabrication de drones
• plusieurs centres des Gardiens de la révolution
• plus de 50 navires iraniens détruits
Les frappes auraient atteint 80 à 90 % de certaines capacités industrielles militaires iraniennes.
Des infrastructures stratégiques et pétrolières ciblées
Parmi les cibles :
• des réserves de pétrole à Téhéran et dans plusieurs grandes villes
• des raffineries dans le sud de l’Iran
En Iran, près de 1,5 milliard de litres de pétrole seraient menacés par les attaques sur les infrastructures.
Les pertes humaines
Selon des sources américaines :
• 140 militaires américains blessés
• 7 militaires américains tués
Selon la Croix-Rouge iranienne :
• plus de 1 000 morts en Iran
Téhéran sous les bombes
Téhéran et plusieurs grandes villes vivent sous les bombardements.
La capitale est plongée dans une atmosphère lourde. L’air devient difficilement respirable. Les habitants portent des masques et certains parlent même de pluies acides.
Les bombardements continuent jour et nuit.
Dans les rues, les Gardiens de la révolution armés patrouillent.
Des milices contrôlent les entrées et sorties des villes et organisent parfois des rassemblements nocturnes avec des slogans pro-régime.
Le 10ᵉ jour de guerre
Selon plusieurs témoignages, la nuit du 10ᵉ jour de guerre aurait été l’une des plus violentes depuis le début du conflit.
La stratégie américaine
Le président américain Donald Trump semble chercher à reproduire un scénario comparable à celui du Venezuela, selon certains analystes.
Ses déclarations publiques apparaissent parfois contradictoires. Il a annoncé un jour que la guerre était presque terminée, tandis que le lendemain les États-Unis et Israël lançaient certaines des attaques les plus importantes du conflit.
Son ministre de la Défense a ensuite déclaré que la guerre était encore au milieu de son déroulement.
Le ministre des Affaires étrangères Allemand a également exprimé des inquiétudes sur d’éventuelles divergences stratégiques entre les États-Unis et Israël.
Un pays sans véritable gouvernement
Selon certaines rumeurs politiques, l’Iran serait actuellement dirigé de manière provisoire par Ali Larijani.
Le fils de Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, aurait été désigné pour succéder à son père comme guide suprême, bien que sa légitimité religieuse soit contestée.
Depuis la nomination d’Ali Khamenei en 1989, Mojtaba Khamenei aurait été l’un des acteurs influents du pouvoir.
Selon l’ancien responsable de la télévision d’État iranienne, Abbas Palizdar :
« Un cercle de cinq personnes dirigeait le pays depuis le bureau de Khamenei, et Mojtaba était l’un d’eux. »
Plusieurs figures politiques iraniennes, dont Mehdi Karroubi et Mir‑Hossein Mousavi, ont également évoqué son influence dans la vie politique du pays.
Selon certaines sources, Mojtaba Khamenei aurait accumulé une fortune considérable, notamment grâce à des circuits de vente de pétrole iranien. Certains évoquent des avoirs de plusieurs milliards de dollars et des investissements immobiliers en Europe.
Mojtaba Khamenei, a une manière de gouverner, derrière les rideaux, sans se mettre en danger devant la scène.
Il n’ y a pas beaucoup d’ images de lui . ce sont des dessins de lui qui circulent en Iran
Certains sources pensent que Mojtaba Khamenei est gravement blessé , ou bien soit mort .
Avec intelligence artificiel des vidéos de lui circulent sur les réseaux.
Combien de temps durera la guerre ?
Selon un analyste américain, la durée du conflit dépendra largement de la définition de la victoire par Washington.
Si la victoire signifie domination militaire, la guerre pourrait être relativement courte.
Si l’objectif est un changement de régime en Iran, le conflit pourrait durer beaucoup plus longtemps.
Dans ce scénario, la guerre pourrait se prolonger jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement en Iran.
Certains analystes estiment que l’administration Trump espère que les frappes militaires pousseront finalement le peuple iranien à choisir un nouveau pouvoir politique.
Le 11ème jour de guerre continue dans une ambiance de terreur, déception sous la fumée des bombes au ciel et sous la terreur imposée par les groupes de milices dans les rues des grandes villes .
Mina Rad

9 ème jour de guerre , Journal n 15 , le 9 mars à 3 h
Nouvel de ma famille de 90 millions iranian
Téhéran brûle : guerre, pétrole et avenir incertain pour l’Iran
Téhéran brûle. Des incendies et des explosions sont signalés dans plusieurs quartiers de la capitale. Dans une ville de près de quinze millions d’habitants, et dans un pays de plus de quatre-vingt-dix millions d’Iraniens, la population vit aujourd’hui sous la peur, sous la fumée, les bombardements et l’incertitude.
Cette guerre soulève de nombreuses questions. Est-elle seulement destinée à changer le régime en Iran, ou vise-t-elle également à affaiblir durablement le pays en détruisant ses infrastructures stratégiques ?
Des infrastructures stratégiques visées
Depuis plusieurs jours, des installations économiques et énergétiques sont touchées. Des dépôts de pétrole et des infrastructures énergétiques ont été frappés autour de Téhéran et dans d’autres zones du pays. Des réservoirs pétroliers et des raffineries font désormais partie des cibles militaires.
Ces attaques ne sont pas anodines. Elles touchent des infrastructures essentielles qui ont mis des décennies à être construites et qui ne peuvent pas être remplacées rapidement. Leur destruction pourrait affaiblir durablement l’économie iranienne.
L’Iran est l’un des grands producteurs d’énergie au monde, représentant environ 4,5 % de l’offre mondiale de pétrole.
Détruire ces infrastructures ne signifie pas seulement frapper un gouvernement : cela risque aussi de fragiliser tout un pays.
Le cœur pétrolier iranien en danger
Au centre des inquiétudes figure l’île de Kharg, principal terminal pétrolier du pays. Près de 90 % des exportations de pétrole iranien transitent par cette île stratégique située dans le golfe Persique.
Si cette zone venait à être attaquée ou bloquée, l’Iran pourrait perdre une grande partie de ses revenus pétroliers, qui constituent la principale ressource économique du pays.
D’autres territoires stratégiques sont également vulnérables :
• l’île d’Abou Moussa
• la Petite Tomb
• la Grande Tomb
Ces îles du sud de l’Iran sont situées dans une région stratégique pour le commerce mondial du pétrole.
Un risque écologique et humanitaire
La destruction de raffineries, de dépôts de pétrole ou d’installations pétrochimiques pourrait provoquer des catastrophes écologiques majeures.
Les incendies de réserves pétrolières et les explosions dans les infrastructures industrielles pourraient contaminer l’air, l’eau et les sols. Les populations civiles seraient les premières victimes de ces conséquences à long terme.
Une guerre aux enjeux géopolitiques
Dans ce conflit, chaque puissance poursuit ses propres intérêts. Les États-Unis et Israël affirment agir pour des raisons de sécurité et pour empêcher le développement nucléaire iranien. Mais certains analystes considèrent aussi que la guerre touche directement les ressources énergétiques et l’équilibre géopolitique de la région.
Certains observateurs évoquent même le risque de voir l’Iran affaibli au point de devenir un pays dévasté, comparable à d’autres États du Moyen-Orient qui ont subi de longues guerres.
Une question ouverte : qui profitera de la guerre ?
La question centrale demeure : qui bénéficiera réellement de ce conflit à long terme ?
Au-delà des affrontements militaires, l’avenir politique de l’Iran pourrait être profondément transformé. Certains estiment que cette situation pourrait ouvrir la voie à un changement radical du pouvoir et à un retour possible de forces politiques liées à l’ancienne monarchie. Certains estiment que cette situation pourrait ouvrir la voie à une division d’Iran.
Mais une chose est certaine : ce sont d’abord les habitants de l’Iran qui paient aujourd’hui le prix de cette guerre.
Non à la guerre
Non à la division d’Iran
Non aux États unis de répéter Venezuela en Iran et devient propriété du pétrole iranien

Journal de bord – Dimanche 8 mars, Journée internationale des femmes
Journal de bord n°13 – 8 mars 2026
Iran : Journal de « ma famille de 90 millions »
En cette Journée internationale des femmes, je m’adresse aux femmes du monde entier et aux mères des enfants de demain : réagissez, prenez vos plumes pour écrire et adressez des lettres aux chefs d’État, à Trump, à Netanyahou.
Un autre Vietnam mondial se prépare. L’heure est venue pour chacun de nous de prendre ses responsabilités et de réagir face aux bêtises mondiales.
Au Liban, des centaines de milliers de personnes sont déplacées.
L’Iran est sous le feu.
De Tel-Aviv à Téhéran, des peuples ne dorment ni nuit ni jour.
Téhéran est sous le feu.
Israël a attaqué des raffineries et des réserves de pétrole à Téhéran et à Karaj.
Trump a des ambitions de diviser l’Iran.
Netanyahou a des ambitions d’annexer le Liban.
Les dirigeants européens ne réagissent pas : ils observent et ne disent rien à Trump.
Si nous ne prenons pas nos plumes et nos paroles aujourd’hui, les bêtises du monde, déclenchées par des dirigeants irresponsables — Trump, Netanyahou et les gardiens de la révolution iranienne — iront encore plus loin.
La guerre n’est pas un jeu vidéo. Des milliers de personnes sont en danger.
Prenons chacun nos plumes. Écrivons aux responsables politiques du monde et arrêtons ces bêtises mondiales.
Écoutons ce beau message sur le langage des oiseaux et devenons chacun un oiseau qui prend sa responsabilité.
Des écoles utilisées comme bases par les Gardiens de la révolution
Depuis plusieurs jours, les témoignages en provenance de Téhéran et d’autres villes iraniennes décrivent une situation de plus en plus dramatique. Selon plusieurs habitants, des écoles seraient utilisées comme bases militaires par les Bassidjis, les milices liées aux Gardiens de la révolution.
« Au début, les gens étaient vraiment contents. Ils pensaient que cela irait très vite, un ou deux jours, et que nous pourrions bientôt célébrer la démocratie et la fin de la République islamique. Mais depuis six jours, des bombes tombent sur nous », raconte un ami qui a réussi à nous joindre par téléphone fixe depuis Téhéran.
Peu à peu, la population réalise que les civils paient un lourd tribut. « Les Gardiens de la révolution sont installés au milieu de la population : dans les écoles, dans les hôpitaux, et même dans des appartements au centre des villes », explique-t-il.
Mercredi 4 mars, la liste des destructions continue de s’allonger. Les États-Unis affirment avoir frappé près de 2 000 cibles depuis le début du conflit. Les images qui parviennent aux médias internationaux sont souvent filmées clandestinement, depuis des toits ou à l’intérieur de véhicules.
De nombreux habitants prennent le risque de documenter la situation. Depuis leurs balcons ou leurs fenêtres, ils filment les explosions et les dégâts. « Les gens sont devenus journalistes. Ils veulent informer le monde », explique un témoin.
Chaque soir, dans plusieurs quartiers, des habitants crient des slogans contre la République islamique depuis leurs maisons. Dans certaines zones, les Gardiens de la révolution tireraient sur la foule pour faire taire ces protestations.
La peur domine désormais la vie quotidienne : la terreur des bombardements, l’incertitude et le choc psychologique marquent la population. Un couvre-feu de facto semble s’être installé dans plusieurs villes.
Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des immeubles endommagés, notamment des cabinets médicaux. « Regardez ici, c’est un immeuble de médecins. Ils ont attaqué les cabinets médicaux », affirme une voix dans l’une de ces séquences diffusées en ligne.
Parallèlement, les Gardiens de la révolution continuent d’exercer un contrôle strict sur le pays. À la télévision officielle, le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejei, figure de l’appareil répressif, a lancé un avertissement :
« Nous avons notifié que ceux qui collaborent avec l’ennemi, de quelque manière que ce soit, seront considérés comme des ennemis. »
Dans ce climat de tensions extrêmes, les autorités iraniennes affirment travailler à la désignation du prochain guide suprême. Les funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei ont été reportées, officiellement pour des raisons d’organisation.
Selon plusieurs images circulant sur les réseaux sociaux, des positions militaires des Gardiens de la révolution auraient été installées dans des écoles et à proximité d’établissements hospitaliers, au milieu de zones habitées.

5ᵉ jour de guerre – peut être à la veille d’une troisième guerre mondiale
Nous ne voulons pas d’un Iran détruit.
Nous ne voulons pas d’un nouveau Gaza.
Nous voulons un Iran libre, démocratique et vivant.
Ce qu’il reste
Il nous reste notre voix.
Demander l’arrêt immédiat des bombardements.
Exiger la protection des civils.

Appeler à la formation d’un gouvernement de transition capable de dialoguer avec la communauté internationale.
Il ne nous reste qu’à crier au secours — en espérant que la sagesse humaine ou extra-terrestre finira par l’emporter sur cette folie collective.
Cinq jours de guerre.
Toujours pas de nouvelles de ma famille.
Toujours pas de nouvelles de 90 millions d’Iraniens.
Internet est coupé. Les gens sont bloqués chez eux. Un pays sous les bombes. Un peuple qui observe, impuissant, un jeu de guerre mené par une folie politique.
On se croirait dans un jeu vidéo où Donald Trump, Benjamin Netanyahu, Ali Khamenei et les Gardiens de la Révolution tiennent les manettes.
Et l’on oublie 90 millions de vies. Les civils. Les écoles. Les aéroports. Les infrastructures.
Combien de temps faudra-t-il pour reconstruire notre pays natal ?
Je me sens responsable d’écrire ces mots et d’organiser des actions pour mettre fin à cette folie.
Je ne veux pas que l’Iran devienne un nouveau Gaza.
C’est pourquoi j’ai organisé un lien Zoom samedi 7 mars à 10h AM. pour toutes celles et ceux qui souhaitent agir pour la paix joindre à nous.
.rejoindrehttps://us04web.zoom.us/j/75555381986?pwd=8Jok0J8faB4dG2vv8h2byCvR1bmXkb.1
ID de la réunion 755 5538 1986
Mot de pass : 12345
47 ans d’histoire
Depuis 47 ans, la République islamique est au pouvoir.
Arrestations, exécutions, répression.
Création et financement de milices chiites au Moyen-Orient.
Enrichissement de certains réseaux liés aux Gardiens de la Révolution.
Pendant des décennies, l’Europe et l’Amérique ont fermé les yeux, malgré les appels répétés de l’opposition iranienne.
Aujourd’hui, sous prétexte de neutraliser la menace nucléaire et les milices régionales, les bombardements détruisent le pays : écoles, médias, aéroports, infrastructures civiles.
Quel Iran laissera-t-on aux Iraniens ?
La responsabilité politique
La folie de Trump, Netanyahu et Khamenei entraîne le monde dans un engrenage dangereux.
L’Europe elle-même pourrait être entraînée dans ce conflit.
Certains présentent Trump ou Netanyahu comme des sauveurs du peuple iranien.
D’autres oublient les souffrances des Palestiniens.
Pendant ce temps, les dirigeants iraniens menacent de tout détruire s’ils quittent le pouvoir.
Le peuple, lui, est sous le choc.

La fracture de la diaspora
La grande déception est aussi celle de la diaspora iranienne.
Depuis un demi-siècle, des générations ont étudié, travaillé, participé à la vie démocratique des pays d’accueil.
Mais au lieu de s’unir pour proposer une transition politique crédible, les oppositions se divisent.
Partisans de Reza Pahlavi, républicains, gauche, modérés — chacun critique l’autre.
Aucune coalition forte n’émerge.
Si les forces d’opposition s’étaient rassemblées autour d’un gouvernement de transition, elles auraient pu devenir un interlocuteur légitime sur la scène internationale.
Aujourd’hui, cette unité manque cruellement.

Une mémoire historique
Nous regardions des films sur la Seconde Guerre mondiale en nous demandant comment une telle folie collective avait été possible.
Quelques décennies plus tard, nous voyons renaître les mêmes mécanismes : nationalisme, aveuglement, glorification de la force.
L’homme n’a pas tiré les leçons de l’Histoire.
La situation actuelle
L’Iran est bombardé.
L’Israël et les pays de Golf sont bombardé par les drones.
Des centaines de morts.
Des milliers d’attaques.
Des bâtiments officiels touchés.
Les vols suspendus au Moyen-Orient.
Des rumeurs circulent, aussitôt démenties.
La confusion règne.
Pendant ce temps, certains évoquent déjà des risques de fragmentation territoriale et de guerre civile.

Ce qu’il reste
Il nous reste notre voix.
Demander l’arrêt immédiat des bombardements.
Exiger la protection des civils.
Appeler à la formation d’un gouvernement de transition capable de dialoguer avec la communauté internationale.
Nous ne voulons pas d’un Iran détruit.
Nous ne voulons pas d’un nouveau Gaza.
Nous voulons un Iran libre, démocratique et vivant.
Il ne nous reste qu’à crier au secours — en espérant que la sagesse humaine ou extra-terrestre finira par l’emporter sur cette folie collective.
Mina Rad

Journal de bord 12 Vendredi 6 février à 11h00
Iran : Journal de bord « ma famille de 90 millions Iraniens » /Iran: Logbook of “my family of 90 million”
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Journal de bord 11 Vendredi 6 février à 11h00
Iran : Journal de bord « ma famille de 90 millions Iraniens » /Iran: Logbook of “my family of 90 million”
Les informations changing chaque instant et je mets ici les liens pour harder poru l’histoire
Janat ABAD
https://www.instagram.com/reel/DUSh40gCPB1/?igsh=N2FkaWQwMGtobmhj
Conversation demande des sepah considéré des personnes mascara comme malade
https://www.instagram.com/reel/DUYWOa7EsYj/?igsh=OGd2N3VhZXdva25q
Lettre de Trump pour soutenir
https://www.instagram.com/reel/DUYx6Ncj9IS/?igsh=MTgwd3JhNTE1ZHo2
Lahaye
https://www.instagram.com/p/DUV8WJGDbAo/?igsh=MzRxbHNuM2hnMWVl
La preuve
https://www.instagram.com/reel/DUUHnDXgaBC/?igsh=NHFzajJhZGx2NDI4
C’est Mojtaba qui a donné l’ordre de l’attaquer les manifestants
https://www.instagram.com/reel/DUVJo2ADdn_/?igsh=MXE0cTJzZXd5d2Q5YQ==
https://www.instagram.com/p/DUTE9OhERLT/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
متولد ۱۳۸۴
رتبه ۳۴۸ کنکور سراسری
دانشجوی ترم پنجم پزشکی
دانشکده علوم پزشکی فردوسی مشهد
پارسا صفار در ۲۰ دیماه، در جریان انقلاب شیروخورشید، بر اثر اصابت گلوله نیروهای سرکوب رژیم جمهوری اسلامی جان خود را از دست داد.
بر اساس روایت نزدیکان، پارسا بههمراه داییاش برای حضور در اعتراضات مردمی از خانه خارج شده بود. خودروی خود را در کوچه حر پارک کرده و در مسیر بازگشت، زمانی که به نزدیکی ماشین رسیده بودند، تکتیرانداز اقدام به شلیک کرد.
در این تیراندازی، گلوله مستقیماً به قلب پارسا اصابت کرد و دایی او نیز از ناحیه پا هدف گلوله قرار گرفت.
پارسا به بیمارستان رضوی مشهد منتقل شد، اما با وجود پیگیریهای فراوان خانواده، جان خود را از دست داد. پیکر او پس از فشارها و دشواریهای بسیار به خانواده تحویل داده شد؛ با این شرط که علت فوت «سکته قلبی» اعلام شود.
پیکر جاویدنام پارسا صفار در خواجهربیع مشهد به خاک سپرده شد. خانواده او تحت فشار شدید قرار داشتند و اجازه برگزاری هیچگونه مراسمی داده نشد؛ حتی اجازه نصب عکس او بر مزارش را نیز ندادند.
پارسا دانشجوی پزشکی بود؛ جوانی که با عشق و باور به نجات جان انسانها وارد این مسیر شده بود، اما جان خودش به ناحق گرفته شد.
او علاوه بر تحصیل پزشکی، عضو کمیته تحقیقات و فناوری بود و در حوزه کنکور نیز فعالیت داشت و فیزیک تدریس میکرد.
پارسا صفار، پزشک آیندهای که میخواست جان نجات دهد، خود قربانی گلوله شد.
یادش زنده است، نامش جاویدان، و راهش در انقلاب شیروخورشید ادامه دارد. 🕯️🖤
https://www.instagram.com/p/DUTAXO-iCwG/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Déclaration de 131 médecins en protestation contre la poursuite de l’arrestation du Dr Asghar Shakari, un des médecins de Mashhad
Près de deux mois après l’arrestation temporaire d’Asghar Shakeri, un médecin de Mashhadi, dans la bande de sécurité 6. 1 carte de prison de Vakilabad ; détention avec blatcliffey complet, refus d’appels et de visites, et sans déclaration claire des charges retenues par 131 médecins, dentistes et pharmaciens protestants du pays.
Le texte de cette déclaration est le suivant :
…. Nous sommes la vague que notre confort est notre faiblesse.
Nous, signataires de cette déclaration, un groupe de médecins, dentistes et pharmaciens, annonçons notre profonde préoccupation face à l’arrestation de M. Asghar Shakri, médecin généraliste, médecin renommé et engagé de Mashhad, qui a servi et soigné ses concitoyens pour sa vie, et continuons cela. Nous n’acceptons pas la situation.
La communauté médicale, sous l’assomption de son serment professionnel et de sa conscience humaine, ne peut pas être indifférente à la souffrance des êtres humains ; surtout les jours où les nouvelles et les rapports parlent de la propagation de la douleur, de l’anxiété et des blessures parmi les citoyens et de nouvelles blessures sur le corps de la société sensible à la souffrance, non pas à une attraction politique, mais est l’essence de l’éthique médicale et la base de la confiance du public dans la profession.
Le Dr Asghar Shakari est l’un des médecins qui a toujours pris cette responsabilité humaine au sérieux.
Son arrestation, soulevant des inquiétudes pour ses collègues et ses patients, a soulevé des inquiétudes au sein de la communauté médicale quant à savoir si la loyauté à la conscience professionnelle et l’expression de l’empathie humaine pourraient coûter la
Nous insistons à nouveau sur le fait que nous ne tolérons pas la persistance de cette situation et demandons des éclaircissements immédiats sur la situation du Dr Asghar Shakri et la levée des restrictions qui lui sont imposées et compensons les dommages psychologiques, physiques et aux moyens de subsistance subis à lui et à sa famille. Nous sommes convaincus que la préservation de l’intégrité de la profession médicale et de la confiance du public ne se réalisera que dans l’ombre d’un traitement équitable et fondé sur le droit
Avec respect
Un groupe de médecins et de membres de la communauté médicale
Date: 16ème de 1404
Les noms des médecins signataires sont en sécurité avec nous.
Le Dr Shakri est l’un des médecins qui n’a pas réduit la profession médicale à un simple traitement individuel et croit fermement que la santé physique et mentale de la société est liée aux politiques et décisions gouvernementales. Au lieu du silence, elle a accepté sa responsabilité sociale et a critiqué ouvertement et pacifiquement les politiques qui menacent la santé des citoyens.
Continuez dans les commentaires.
https://www.instagram.com/reel/DUVKagKjhss/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Pour liberre des medicines
🔴اقدام فوری : پزشکان و کادر درمانی بازداشتشده در خطر جدی قرار دارند. بازداشت آنان تنها به این دلیل است که در سختترین و مرگبارترین شرایط، برای نجات جان انسانها ایستادند. درمان جرم نیست و سکوت در برابر این اقدام، همدستی با ظلم است. اکنون زمان اقدام و رساندن صداست.
در این فراخوان، ایمیلهای آماده ارسال برای نهادهای بینالمللی تهیه شده و همچنین کامنتهای کوتاهِ آماده برای صفحات اینستاگرام و حسابهای X (توییتر) در اختیار شماست تا بتوانید بهسادگی کپی و استفاده کنید. لینک فراخوان در بخش لینکهای بالای صفحه قرار دارد و با درج هر نظر زیر این پست، لینک فوراً برای شما ارسال میشود.
توجه: برای سهولت کامل، در بخش «نمونه ایمیل» همه چیز آماده است (آدرس ایمیل، موضوع و متن). با انتخاب «ایمیل بزنید»، صفحه ایمیل شما باز میشود؛ برای ارسال لازم است وارد حساب ایمیل خود باشید.
سپاس از همراهی شما—به امید آزادی.
https://www.instagram.com/reel/DTQDAjmjGjm/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Golshifteh
https://www.instagram.com/reel/DUWQQw0iBPH/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Nous sommes vos voix
https://www.instagram.com/reel/DUB-kA6ErQ-/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Laissez moi aller pour responder à mes infants
https://www.instagram.com/reel/DS68uZ4DVq8/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Testament
https://www.instagram.com/reel/DT8R7tSiftJ/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/p/DURoL9QFOtw/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Les morts vivants
https://www.instagram.com/reel/DULsQriDGHn/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/reel/DUS2rgXjGby/?igsh=andhcDB3dnkxN2x3
https://www.instagram.com/reel/DUSyOGwl0Cq/?igsh=YnN2eXN3MXA5ZGU2
Les anniversaires des morts
https://www.instagram.com/reel/DUSHtSKjhjw/?igsh=MW5mNjU5dmJ2dGJk
Pouria
Criminels
https://www.instagram.com/reel/DUTa4JvCePC/?igsh=ZmVlbWluZmgybjZm
https://www.instagram.com/reel/DUQw-B_kqKo/?igsh=MW5mNHZ5OGcxZnBtbw==
LettrecTrump to a family that lost their son
https://www.instagram.com/p/DUS8cGpjcGv/?igsh=MTQ4YXl0bXJjMnh1bg==
Déclarer comme martyr régime
https://www.instagram.com/reel/DURGr-sjEQ_/?igsh=ZWV0ZzM5ODhhM2Fm
Denjonciatiin. Des présentateur tv
https://www.instagram.com/reel/DUQ41g4CH5j/?igsh=NDE1cGU1Z3dqYmo5
Khaneni as a pedram Hitler
https://www.instagram.com/reel/DUQLbpGDbg7/?igsh=MTFzdmt5cWsybG54MQ==
Mafias qui ont déjà de argent aux familles des victimes
https://www.instagram.com/reel/DUSV94gjL5o/?igsh=MXh0cmR6NGxzdXozaw==
Entre 5000 et 10000 dollars
https://www.instagram.com/reel/DUTbQxGjYl1/?igsh=am9saHphMjgyNnRs
La musique de seuil
https://www.instagram.com/reel/DUQlX_djXs9/?igsh=YXhmcmZmeDZraDkw
Le médecin est de retour à la maison et a envoyé un message pour remercier
https://www.instagram.com/reel/DUMGtbfkemg/?igsh=aXZtbzg1ZjY2Zm90
Indien juif irakien
https://www.instagram.com/reel/DN60y4yD6zq/?igsh=eXZiYTI4OHkyaXVw
Un videos atroce d’uj criminel
https://www.instagram.com/reel/DT8vgkMDKYi/?igsh=MWdsZTF0bHlqODRycA==
La défense des sportyfsx
https://www.instagram.com/reel/DUTWyEOiNzM/?igsh=MW1xOWV6MjJraDNkcg==
Les police ça la télé c
https://www.instagram.com/reel/DUEpRhFkge0/?igsh=MTN2M3Ztemllc2E3dQ==
Menace
https://www.instagram.com/reel/DTISkqMDZEi/?igsh=MzM2cDBzMnp4ZGNk
Message ardavan
Si Iran n’accepte pas c’est la fin de régime
https://www.instagram.com/reel/DUTvuzfjUEP/?igsh=MjIyMndoOTkyNmpq
Les abris sont un endroit poire cacher les gens decregimev
https://www.instagram.com/reel/DUEau6bE-um/?igsh=N3dxMnExdDZoN2Q1
https://www.instagram.com/reel/DQ7usvsErXL/?igsh=MXVhdnZwaHo5YnYybA==m
Les gens commence à donner conseil pour utilisation des situations urgence
https://www.instagram.com/reel/DULAzAvDIcH/?igsh=Nzd2ZnJjZHQyY2Iz
Si le régime tombe isroahvbomsbate l’Iran
https://www.instagram.com/reel/DRbFSKtCF_j/?igsh=MWVqdXMxdjE3eW9wbw==
وثبت خمينب
https://www.instagram.com/reel/DUEN0OSEpTt/?igsh=MTFiMm9oZHl5cjJ6aA==
Journal de bord 10 Vendredi 6 février à 11h00
Iran : Journal de bord « ma famille de 90 millions Iraniens » /Iran: Logbook of “my family of 90 million”
J’écris ses mots alors que les pourparler entre Téhéran et Washington a commencé à Mascate capitale d’ man entre Abbas Araqchi , le minister des affiares étrangères iranien, steve whittaker, promoteurs immobiliers, et Jared Kushner , le genre de Trump tous les deux envoyés de Donald Trump .
Selon Wallstreet jorunal, Bird Cooper, le chef armée de mer des Américians au Moyen Irient Centkam, est aussi présent lors des cette réunion.
Au même moment que Les discussions ont commencé à mascate , au même moment l’ ambassadeur virtuel Américian en Iran a demandé à ses ressortisants américans de quitter l’ Iran par les frontières terrestre via Turquie et Arménie.
Aussi , il a demandé a des ressortisanst de double nationalité Américano Iranien de quitter rapidement Iran. Il rsiques d’ êter arretés
36500 morts 10000 aveuglé et plus de 300000 arrestations …suite aux manifestations encouragés par Trump : « sortez dans les rues, prendez des batimenst des institutiosn , aide arrivés. «
Et la les négocitaions ont commencé !!!!
Selon les sources proche de Trump Jared Kushner a la mission de chercher les members de gouvernement suite au régime . Selon le même source Trump organise ce weeke end en Floride une réunions avec les potienl d’ opposition qui peuvent rpendre le pouvori suiey au régime
Un véritable coup d’Etat selon le guide suprême
L’ayatollah Khamenei a encore dénoncé les protestataires. Ils « ont attaqué la police, des bâtiments gouvernementaux, des casernes des gardiens de la révolution, des banques, des mosquées et ont brûlé le Coran (…) c’était un véritable coup d’Etat », a-t-il déclaré, assurant que cette tentative avait « échoué ».
Prenant la parole pour la première fois en deux semaines, le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a lancé une nouvelle mise en garde. « Les Américains doivent savoir que s’ils déclenchent une guerre, cette fois-ci ce sera une guerre régionale », a prévenu l’ayatollah Khamenei,
Les medecins et avocats arrettés
Régime veut que les médecins ne soignent pas les blessés et les avocats ne défendent pas les personnes arrêtés
Plus de 30 médecins ont été arrêtés
Le journal toseyeh L’avocat Agassi demandent aux avocats à continuer de défendre des personnes arêtes
La manifestations universitaires des étudiantscontiunet à Shiraz, Jondishapour, Ahwz à Tabriz avec des slogans =
« L’ étudiant meurt mais n’ accept pas l’humiliation»
« On n’a pas donné des morts pour négocier et admirer le guide des criminels »
Ils ont demandé de libérer Les étudiants arretés
Le monde a les yeux sur Mascate et sur ce qui va annoncerTrump suite à cette réunion.

Iran
Iran : Journal de bord « ma famille de 90 millions Iraniens » /Iran: Logbook of “my family of 90 million”
Journal de bord n°9, le mardi 3 février 2026
Iran : Journal de « ma famille de 90 millions »
Les 36 500 morts, 10 000 personnes rendues aveugles et 300 000 blessés, des milliers de corps de femmes disparues et restés entassés dans les silos et dans les usines… (selon certaines ONG, car nous n’avons toujours pas les chiffres exacts).
Ce qui reste, ce sont les morts qui réapparaissent sur les réseaux.
Il est bien difficile de suivre les événements. Trump–Iran : entre négociation et guerre.
Selon certains analystes : « Sans intervention américaine, ce régime ne tombera pas. »
Le monde est resté bloqué devant les écrans pour voir quand Trump, « le joueur de poker devenu sauveur du monde face à la dictature iranienne qui a donné l’ordre de massacrer son peuple », cliquera sur le bouton pour mettre fin au régime islamique.
Trump, qui a réussi à attirer le regard du monde sur lui, développe ses idées impérialistes dans la région. Avec son gendre, son porte-parole et son conseiller en affaires, il rêve déjà de tous ses investissements en Iran après la chute du régime.
Trump pourra mettre fin à la République islamique d’Iran, mais il pense d’abord à ses intérêts économiques avec le futur gouvernement iranien.
En attendant, nous suffoquons à regarder ces images déchirantes de tueries, de massacres, de maltraitance des blessés et de scènes de morgues à la recherche des disparus.
L’opposition iranienne, qui ne soutient pas le fils du Shah, n’a rien compris aux valeurs démocratiques de l’Occident après un demi-siècle d’exil. Les avocats, chercheurs, artistes… iraniens qui sont sur les plateaux télé continuent à se regarder le nombril et à défendre leurs idéologies au lieu de trouver des solutions pour sauver le peuple iranien en suivant un leader provisoire commun.
Reza Pahlavi n’a pas encore créé un gouvernement de transition composé de lui et de représentants de l’opposition. Il parle d’un référendum après son arrivée en Iran pour définir le système de gouvernance du pays.
Ce qui nous manque, c’est un leadership pour mener la période transitoire. Un leadership soutenu par les Iraniens d’Iran et les Iraniens hors d’Iran.
Trump continue à jouer sur le terrain de la négociation tout en préparant militairement son armée.
L’histoire se répète.
Je regarde ce jeu, je pleure sur le destin de mon peuple et je suis triste de voir comment un demi-siècle d’exil dans des pays démocratiques n’a pas réussi à apprendre à l’opposition iranienne à respecter les voies démocratiques.
Aujourd’hui, je vous ai sélectionné des liens pour montrer comment le peuple iranien, en Iran et hors d’Iran, réagit avec humour, force, courage et ténacité.
Jamais la diaspora iranienne n’a été aussi liée aux Iraniens en Iran.
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36,500 dead, 10,000 people blinded, and 300,000 injured; thousands of women’s bodies missing and left piled up in silos and factories… (according to some NGOs, as we still do not have exact figures).
What remains are the dead who reappear on social media.
It is extremely difficult to keep up with events. Trump–Iran: between negotiation and war.
According to some analysts: “Without American intervention, this regime will not fall.”
The world has remained glued to screens, waiting to see when Trump — “the poker player turned savior of the world against the Iranian dictatorship that ordered the massacre of its own people” — will press the button to end the Islamic regime.
Trump, who has succeeded in drawing the world’s attention to himself, is developing his imperial ambitions in the region. With his son-in-law, his spokesperson, and his business advisers, he is already dreaming of investments in Iran after the fall of the regime.
Trump may be able to put an end to the Islamic Republic of Iran, but he is thinking first and foremost about his economic interests with the future Iranian government.
Meanwhile, we suffocate watching these heartbreaking images of killings, massacres, abuse of the wounded, and scenes in morgues where people search for their missing loved ones.
The Iranian opposition that does not support the Shah’s son has understood nothing about Western democratic values after half a century in exile. Iranian lawyers, researchers, artists… who appear on television keep staring at their own reflections and defending their ideologies instead of finding solutions to save the Iranian people by uniting behind a provisional common leader.
Reza Pahlavi has not yet created a transitional government including himself and representatives of the opposition. He speaks of holding a referendum after his arrival in Iran to determine the country’s future system of governance.
What we lack is leadership to guide the transitional period — leadership supported by Iranians inside Iran and those abroad.
Trump continues to play on the field of negotiation while simultaneously preparing his military forces.
History is repeating itself.
I watch this game unfold, I cry for the fate of my people, and I am saddened to see how half a century of exile in democratic countries has failed to teach the Iranian opposition to respect democratic paths.
Today, I have selected links to show how the Iranian people, both inside Iran and abroad, are responding with humor, strength, courage, and perseverance.
Never has the Iranian diaspora been so connected to Iranians inside the country.

Solution pour faire le discothèque le tombeau de khomeini /The largest nightclub in the Middle East!
Certains Iraniens rêvent avec humour de l’après-chute du régime. Ils créent des vidéos avec l’intelligence artificielle et proposent de ne pas détruire le tombeau de Khomeiny mais de le transformer en la plus grande discothèque du Moyen-Orient !
Some Iranians, with humor, dream about life after the fall of the regime. They create AI-generated videos and suggest not destroying Khomeini’s tomb but transforming it into the largest nightclub in the Middle East!
https://www.instagram.com/reel/DUKhHR1DdXO/?igsh=MTNiOHMyMm4wYmg3Zw==
https://www.instagram.com/reel/DUMIIx4jP44/?igsh=YnJqN255eWQxdWE=

De nombreuses vidéos montrent sur les réseaux sociaux la vie et le parcours des victimes des massacres. Avec un grand sens de la création, les Iraniens rendent la mémoire des morts vivante en créant des vidéos par intelligence artificielle où les morts racontent les détails de leur massacre.
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Many videos on social media show the lives and stories of massacre victims. With great creativity, Iranians are keeping the memory of the dead alive by using artificial intelligence to create videos in which the victims “speak” and recount the details of their deaths.
Les morts vivants sur les réseaux /The living dead on social media:
https://www.instagram.com/reel/DUK-838DrIC/?igsh=MWs4Y2RsOHpibzJpOA==
https://www.instagram.com/reel/DUK-838DrIC/?igsh=MWs4Y2RsOHpibzJpOA==
https://www.instagram.com/reel/DUNWvXrjF5R/?igsh=MXE1cXVycnN0Y2c0cg==
https://www.instagram.com/reel/DUN52f8DQGv/?igsh=Y2N2MDVkMHp6eDJi
https://www.instagram.com/reel/DT7vrDhiuCw/?igsh=Ym4xMnYyNnZiZDFs
Avec beaucoup d’humour, certains disent que ceux qui sont morts n’ont plus de problèmes de logement ni d’inflation en Iran.
The housing problem:
With dark humor, some say that those who have died no longer have to worry about housing or inflation in Iran.

« Oh mon fils, Sepehr, où es-tu ? »/“Oh my son, Sepehr, where are you?”

Un père a cherché pendant des heures le corps de son fils et une caméra l’a filmé ; il criait avec gémissement :
« Oh mon fils, Sepehr, où es-tu ? »
Cette scène déchirante est devenue un symbole de résistance.
Elle est reprise dans de nombreuses vidéos.
« Oh mon fils, Sepehr, où es-tu ? » est devenu un slogan nocturne que les gens crient depuis leurs fenêtres dans les villes d’Iran.
https://www.instagram.com/reel/DT_XGfIkc43/?igsh=MTYwNml3MWllMXd0Yw==
Le problème de logement /The housing problem:
Avec beaucoup d’humour, certains disent que ceux qui sont morts n’ont plus de problèmes de logement ni d’inflation en Iran.
With dark humor, some say that those who have died no longer have to worry about housing or inflation in Iran.
https://www.instagram.com/reel/DUKo2X4iKMI/?igsh=MWh6Mzl6bDhlankxcQ==
Vendeur de fleurs /Flower seller
A flower seller was among the victims. Very moving videos have been created about him; he was well known and loved in his city.
Un vendeur de fleurs fait partie des victimes. Des vidéos très touchantes ont été créées sur lui ; il était connu et apprécié dans sa ville.
https://www.instagram.com/reel/DT2mpg2iLo9/?igsh=MW9yNjAyN2l6Z2Q0eA==

Musique /Music
Et enfin, écoutons cette musique ensemble et apprécions le courage de ma famille de 90 millions en Iran et 10 millions hors d’Iran.
And finally, let us listen to this music together and honor the courage of my family of 90 million in Iran and 10 million abroad.
https://www.instagram.com/reel/DUF1n4ojfBi/?igsh=ZGJ3N2JqanFyNjlr

Journal de bord n°8 , le 31 janvier 2026
Iran : Journal de « ma famille de 90 millions »
Iran : L’heure d’une coalition démocratique ?
J’écris ses mots, ce samedi 31 janvier , ou il y a eu quatre explosions en Iran. Selon nombreux analystes internationaux attaque peut commencer ce dimanche avec la claire lune.
Donald Trump a republié une vidéo sur la présence des forces gouvernementales dans le réseau social « Haft Tir » de Téhéran.
Dans un autre message, elle a republié l’explication d’un utilisateur sur la vidéo, en lisant : « Les troupes sont terrifiées, ils ont complètement gâché leur pantalon. » »
La situation est bien complexe.
Face à l’impasse politique et à l’aggravation de la crise en Iran, une idée s’impose de plus en plus parmi une partie de la diaspora et des observateurs : seule une coalition démocratique large pourrait ouvrir une issue de transition.
Aujourd’hui, les divisions de l’opposition restent un obstacle majeur. D’un côté, une partie de l’opposition de gauche refuse de reconnaître Reza Pahlavi comme figure de transition. De l’autre, ses détracteurs lui reprochent de ne pas avoir encore structuré une coalition inclusive et un véritable gouvernement de transition en exil. Cette absence d’unité affaiblit la crédibilité d’une alternative politique aux yeux des puissances occidentales, qui hésitent à soutenir une opposition fragmentée.
Le poids des erreurs historiques
Plusieurs précédents historiques sont souvent évoqués pour illustrer les risques de division :
• 1953 : lors de la nationalisation du pétrole par Mohammad Mossadegh, les divisions internes, notamment avec le parti communiste, ont contribué à affaiblir le front national, ouvrant la voie au coup d’État soutenu par la CIA.
• 1979 : certains estiment que si une partie des forces d’opposition avait soutenu le gouvernement de transition de Shapour Bakhtiar, l’arrivée au pouvoir de l’ayatollah Khomeini et l’installation de la République islamique auraient pu être évitées.
Pour de nombreux militants, le moment actuel est tout aussi décisif. Intellectuels, médecins, avocats, artistes, journalises, écrivains et universitaires , …sont appelés à dépasser les clivages idéologiques au profit d’un objectif prioritaire : une transition démocratique.
Sans unité, plusieurs scénarios inquiètent les observateurs :
– une prise de pouvoir par une faction des Gardiens de la Révolution (Sepah),
– l’émergence d’une figure issue de l’intérieur du régime,
– ou un coup d’État militaire remplaçant la République islamique sans véritable changement de système.
Un appel à l’unité contre un ennemi commun
Pour les partisans d’une coalition, la priorité absolue reste le sort du peuple iranien, souvent décrit comme “90 millions d’otages” d’un système répressif. Dans cette optique, ils estiment que l’opposition devrait se rassembler autour d’une direction transitoire, quitte à considérer ce leadership comme provisoire et limité à la période de passage vers des élections libres.
L’idée d’un gouvernement de transition en exil, capable de dialoguer avec la communauté internationale et de préparer l’après-régime, revient avec insistance.
Montée des tensions internationales
Parallèlement à la crise interne, les tensions régionales et internationales s’intensifient.
Selon plusieurs analystes, le risque d’une confrontation militaire impliquant les États-Unis et l’Iran serait en hausse. Des mouvements militaires américains au Moyen-Orient alimentent les spéculations, tandis que les déclarations de responsables iraniens et régionaux durcissent le ton.
Des sources évoquent :
• des échanges diplomatiques intenses entre Washington et plusieurs capitales du Moyen-Orient,
• des tentatives de médiation, notamment par la Turquie,
• des consultations entre responsables iraniens et russes,
• ainsi que des mises en garde publiques de responsables iraniens envers Israël.
Dans le même temps, des responsables iraniens affirment ne pas pouvoir négocier sous la menace militaire, tout en maintenant une position ferme sur les dossiers régionaux et sécuritaires.
L’incertitude du “jour d’après”
Plusieurs experts internationaux soulignent une grande inconnue : que se passera-t-il après une éventuelle chute de l’ayatollah Khamenei ?
Selon eux, aucune puissance étrangère ne semble disposer d’un plan clair et unifié pour l’après-République islamique. Les États-Unis eux-mêmes ont montré, ces dernières années, des changements rapides de stratégie selon les contextes (Afghanistan, Moyen-Orient).
Un autre facteur d’inquiétude concerne l’équilibre régional. Les pays voisins observent avec prudence la possibilité d’un nouvel Iran, qui pourrait redevenir un acteur régional majeur et un partenaire stratégique de Washington, comme avant 1979. Cette perspective suscite à la fois espoirs et craintes dans la région.
Une période charnière
Entre pressions internationales, tensions militaires, fragilité interne du régime et absence d’alternative politique unifiée, l’Iran semble entrer dans une période charnière de son histoire contemporaine.
Pour de nombreux militants, le message est clair :
Sans unité de l’opposition et sans vision commune pour la transition, le risque est grand que l’avenir de l’Iran se décide sans véritable participation démocratique de son peuple.
L’histoire, disent-ils, a déjà montré le prix des divisions.
Note détail :
Quelques infos et citations :
• Des informations internes indiqueraient qu’Ali Khamenei aurait donné l’ordre d’intensifier au maximum la répression afin d’éliminer tous les opposants.
• Plusieurs responsables du Moyen-Orient se seraient rendus aux États-Unis pour des consultations.
• Un haut responsable du Mossad se serait rendu aux États-Unis, où il aurait rencontré des représentants du Pentagone afin de partager des informations sur les objectifs iraniens.
• Le ministre saoudien de la Défense est arrivé aux États-Unis.
• Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est rendu en Turquie et a établi des contacts avec des responsables pakistanais.
• Il aurait demandé à Donald Trump de ne pas menacer l’Iran d’une attaque militaire et de ne pas fermer la voie diplomatique, déclarant :
« On ne peut pas négocier alors que l’Amérique menace l’Iran. »
• La Turquie tenterait de jouer un rôle d’intermédiaire entre Washington et Téhéran.
• Ali Larijani se serait rendu à Moscou, où il aurait rencontré Vladimir Poutine.
• Selon certaines déclarations, Larijani aurait menacé de possibles attaques visant des intérêts liés à l’Iran au Qatar, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.
• Ali Shamkhani aurait déclaré : « L’Iran attaquera Israël. »
• Khaled ben Salmane, ministre saoudien de la Défense, aurait affirmé :
« Un recul des États-Unis serait perçu comme un signe de faiblesse et pourrait renforcer l’Iran. Si les États-Unis n’attaquent pas l’Iran, Téhéran deviendra plus audacieux. »
• Des sources indiquent que l’Iran chercherait à fixer un plafond concernant certains aspects de ses capacités nucléaires.
• Selon Shahram Kholdi, analyste en sécurité internationale et en droit, un face-à-face militaire indirect entre forces iraniennes et américaines — correspondant à des étapes préliminaires d’un conflit — serait déjà en cours.
• D’après le Wall Street Journal, les réponses iraniennes aux demandes américaines resteraient floues et Téhéran n’aurait pas accepté plusieurs des conditions proposées.
• Le secrétaire américain au Trésor aurait annoncé de nouvelles mesures visant les Gardiens de la Révolution (Sepah), incluant la confiscation d’avoirs et le renforcement des sanctions contre leurs réseaux financiers et commerciaux.

Iran : Journal de « ma famille de 90 millions »
Journal de bord n°7 B – Dimanche 25 janvier 2026
28ᵉ jour de la mobilisation
17ᵉ jour de coupure d’Internet
• Une armada américaine est arrivée dans le golfe Persique.
• Nous, Iraniens à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran, attendons à chaque instant une attaque américaine pour mettre fin au régime de la République islamique.
• 36 500 morts, 10 000 personnes devenues aveugles, 30 000 blessés.
L’Iran est devenu un camp de concentration, une immense prison à ciel ouvert pour 90 millions de personnes, dans l’attente d’une attaque américaine.
• Un massacre de masse en deux jours, sans précédent dans l’histoire contemporaine.
• Les manifestants hors d’Iran continuent, partout dans le monde, à porter la voix de 90 millions d’otages en Iran.
• Des preuves de l’utilisation d’armes chimiques contre les manifestants.
• Les cérémonies d’enterrement sont devenues des lieux de manifestation et des espaces de célébration du courage des personnes tuées.
Il est extrêmement difficile d’écrire et de résumer les informations quotidiennes. Elles sont déchirantes.
Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour, après 44 ans d’exil, je passerais mes nuits et mes journées à écouter des nouvelles de massacres de masse du peuple de mon pays d’origine.
Les informations sont d’une violence extrême. Il est insupportable de voir tant de corps dans des sacs plastiques noirs et d’entendre la cruauté et la barbarie des attaques des Pasdaran.
« Les Pasdaran tuaient des blessés avec des armes de guerre. »
« Les Pasdaran tiraient sur les yeux, les cœurs et le dos. »
« Les Pasdaran coupaient des têtes, des pieds et des mains en morceaux. »
Un jour, ces gens devront être jugés devant des tribunaux internationaux.
Nous avons reçu un appel d’Iran : un groupe de quatre personnes était réuni pour nous appeler, et surtout pour nous dire :
« Nous réfléchissons à la manière de nous venger de ce régime criminel. Ne vous inquiétez pas, nous trouverons des solutions. »
36 500 morts, 10 000 personnes devenues aveugles, 30 000 blessés
-36,500 morts , 10000 personnes devenus aveugle, 30000 blessés
Les 8 et 9 janvier 2026, l’Iran a vécu, selon des sources internes, les deux journées les plus meurtrières de son histoire récente. D’après deux hauts responsables du ministère de la Santé iranien interrogés par le média américain TIME, jusqu’à 30.000 personnes auraient été tuées par les forces de sécurité durant ces deux jours. Le magazine précise ne pas être en mesure de vérifier ces chiffres de manière indépendante.
Le média iranien d’opposition basé à Londres Iran International, s’appuyant sur des documents classifiés du renseignement des Gardiens de la révolution, évoque un bilan pouvant atteindre 36.500 morts. Ces chiffres contrastent brutalement avec le bilan officiel de 3.117 morts annoncé le 21 janvier par les autorités iraniennes.
Le Dr Amir Parasta, chirurgien ophtalmologue irano-allemand et directeur du Munich Eye Center, a compilé un décompte parallèle via un réseau clandestin de médecins. Selon son rapport, 30.304 décès avaient été enregistrés dans les hôpitaux au 9 janvier, sans inclure les morts dans les hôpitaux militaires ni les corps transférés directement vers les morgues. Un rapport présenté le 21 janvier au Parlement iranien, vu par Iran International, mentionne au moins 27.500 morts.
Les organisations de défense des droits humains peinent à établir un décompte définitif. L’ONG Human Rights Activists News Agency, basée aux États-Unis, a confirmé 5.459 morts au 24 janvier, dont 5.149 manifestants et 60 enfants de moins de 18 ans. L’organisation enquête sur 17.031 décès supplémentaires. L’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, craint un bilan final atteignant 25.000 morts.
Quelques chiffres des massacres dans les grandes villes :
• Rasht : 2 500 morts
• Ispahan : 2 000 morts
• Karaj : 3 000 morts
• Kermanshah : 800 morts
• …
Le gouvernement iranien a tenu une réunion avec les responsables de la presse nationale et leur a demandé « de ne pas publier les témoignages des familles et de ne pas remettre en question le chiffre officiel de 3 117 morts ».
Utilisation de stupéfiants par les Pasdaran avant les attaques
De nombreuses vidéos montrent que les Pasdaran consommaient des stupéfiants avant et pendant les attaques.
Les cérémonies d’enterrement sont devenues des lieux de manifestation et de célébration du courage des personnes tuées. On chante, on danse et on célèbre les mariages des jeunes disparus et assassinés. On danse afin de mettre fin au deuil et aux pleurs imposés par la République islamique d’Iran depuis un demi-siècle.
Voici quelques vidéos montrant ces scènes :
Cérémonies de mariage
https://www.instagram.com/reel/DTvWFKFEctz/?igsh=MW84ZTZ3cXczNmk4bQ==
https://www.instagram.com/reel/DTfjBuzjKpf/?igsh=MTJ2MTYzeHUxb2Rmbg==
https://www.instagram.com/reel/DRc9W15jJwA/?igsh=MTV2YmtuNGNwY2N4cQ==
https://www.instagram.com/reel/DR2XfUvgsBD/?igsh=MThhOWJteDNyeXQwOQ==
https://www.instagram.com/reel/DNyQu0U2PAR/?igsh=MTlzc25nbmhmNnE4Yg==
https://www.instagram.com/reel/DTfjBuzjKpf/?igsh=MTJ2MTYzeHUxb2Rmbg==
Vendeur des fleurs
https://www.instagram.com/reel/DT2TqgECK0W/?igsh=MWRnaXJ3a3Y5ejc5YQ==
Plus je regarde Instagram de ma « famille de 90 millions » d’Iraniens, plus j’admire le courage de ce peuple.

Journal de bord 7 A — jeudi 22 janvier 2026
Nouvelles de ma “famille de 90 millions”
26 ème jour de manifestation
Bouleversée, sous le choc, sans explication.
Deux personnes nous ont appelés pour donner des nouvelles : elles ont été convoquées par les Pasdaran afin de vérifier si elles avaient participé aux manifestations.
Nous avons reçu de courts SMS concernant leurs convocations.
Les lignes internet sont ouvertes par intermittence. C’est la preuve que les gens sont sous écoute. Ils surveillent WhatsApp. Apparemment, le seul média relativement sûr est Télégramme.
De nombreuses personnes alertent sur Instagram et sur les réseaux sociaux concernant l’écoute du régime sur les conversations téléphoniques.
C’est déchirant de suivre les informations, et ce n’est pas conseillé pour des personnes ayant des problèmes cardiaques.
Les nouvelles en provenance d’Iran deviennent de plus en plus difficiles et choquantes.
Des preuves apparaissent que les Gardiens de la Révolution ont utilisé des gaz chimiques contre les manifestants. Les images montrent que les Pasdaran portaient des masques anti-gaz. Les manifestants parlent d’odeurs de moutarde, d’évanouissements et de vomissements après le déclenchement des gaz.
Les preuves montrent aussi que de nombreux médecins ont été arrêtés.
De nombreux cadres médicaux ont été déplacés afin d’empêcher la transmission d’informations exactes sur le nombre de blessés.
Le nombre d’arrestations a augmenté partout en Iran.
Il y a un risque de vagues d’exécutions massives.
Le ministère de la Justice a demandé l’adoption de lois pour faciliter les arrestations, les jugements et les exécutions rapides des manifestants.
De nombreuses vidéos montrent comment les familles des personnes tuées transforment les cérémonies de deuil en moments d’applaudissements et d’hommage au courage des victimes. Les cérémonies funéraires deviennent des cérémonies de contestation.
Sous le choc des nouvelles venant d’Iran, je ne savais pas quoi faire. La seule chose que j’ai pu faire a été de prendre ma plume de journaliste et d’écrire chaque jour ce qui se passe.
Les nouvelles arrivaient au compte-gouttes. Coupés du monde, sans nouvelles de la famille et des amis. De rares et courageuses personnes appelaient depuis l’Iran ; je prenais alors ma plume et je transcrivais leurs paroles.
Dans cet état de choc, nous ne comprenions pas encore l’ampleur du massacre.
Aujourd’hui, on parle de chiffres compris entre 20 000 et 30 000 morts, 8 000 personnes rendues aveugles et 30 000 blessés.
Le régime a rouvert internet progressivement, par endroits, afin de mieux contrôler les paroles échangées sur WhatsApp.
Les amis n’avaient peur de rien. Ils appelaient pour pleurer, pour sentir qu’ils n’étaient pas seuls, pour entendre des voix, pour être consolés.
J’ai commencé à tenir ce journal de bord quotidiennement, en relayant les nouvelles reçues d’Iran et diffusées par des chaînes iraniennes et américaines.
Aujourd’hui, les Iraniens et la diaspora attendent une attaque américaine pour mettre fin au régime islamique.
Des médias américains ont rapporté la semaine dernière que le porte-avions Abraham Lincoln, qui se trouvait en mer de Chine méridionale, avait reçu l’ordre de se diriger vers le Moyen-Orient.
Donald Trump a affirmé jeudi qu’une « armada » navale américaine était en route vers le golfe Persique.
Les Britanniques ont également envoyé 12 avions de chasse F-15.
Il est difficile de voir et d’écrire. Les nouvelles sont tellement déchirantes.
Depuis l’arrivée des vidéos en provenance d’Iran, je suis restée sans paroles. Je suis sous le choc total.
Les témoins parlent des voitures de pompiers et des ambulances qui ont éte utilisés pour écraser les manifestants.
Selon les témoignages, les gardiens de la révolution ont aussi écrasé nombreux manifestation par leurs voitures.
Comme les photos montrent en bas, les gardiens de la révolution ont pris places en haut des écoles, mosquées et bureaux et ils ont tiré sur les peuples…..
Je continue à écrire et à résumer les informations chaque jour.
Les informations changent si rapidement que je ne sais plus quoi transmettre.
Mais je sais une chose : je me sens obligée d’être la voix de ma famille de 90 millions de personnes.
Témoignage bouleversant : au seuil de la mort, le régime présente encore la facture, celle de la balle ».
«Ils nous ont fait payer les trois balles utilisées pour tuer mon ami avant de nous rendre son corps».
Trois semaines après le début des manifestations monstres, la république islamique reste sans Internet ou presque, et sa population, sonnée, commence à se rendre compte de l’ampleur de la répression sanglante du régime, désormais fragilisé
«Mon ami le plus proche, mon ami de vingt ans… On l’a mis en terre, on a versé de la terre sur lui, et on l’a enseveli.» Mehdi, 35 ans, n’a pas dormi depuis des heures, sans doute depuis l’enterrement de son meilleur ami Hessam. Ses yeux sont cernés, creusés, fixés sur un point indéfini devant lui. Il allume une cigarette. «Il a fallu cinq jours avant qu’ils acceptent enfin de nous rendre son corps. Au début, quelques-uns d’entre nous sommes allés à l’hôpital où Hessam avait été emmené. Ses parents étaient là aussi, mais ils étaient complètement hagards. Ils erraient dans les couloirs, au milieu de tous ces morts… Nous sommes allés voir si nous pouvions récupérer le corps à leur place.»
Il s’interrompt, la cigarette se consume entre ses doigts. «Les bassidjis [autre branche des forces de sécurité, ndlr] postés à l’hôpital ont tout de suite compris que nous étions trois jeunes liés à un manifestant tué. Ils n’ont posé aucune question. Ils nous sont tombés dessus, nous ont frappés de toutes .
Bâtiment fiscal de l’Etat brulé par les manifestants, photo : Majid Asgharipour
Source : Libé 21/01/ 2026.
Voici quelques photos qui montrent la situation actuelle en Iran.

Iran : Journal de « ma famille de 90 millions »
Journal de bord n°6 – samedi 17 et dimanche 18 janvier 2026
20ᵉ et 21ᵉ jours de mobilisation
8ᵉ et 9ᵉ jours de coupure d’Internet
Titre
- L’Iran est devenu un camp de concentration, une immense prison à ciel ouvert pour 90 millions de personnes
- Massacre de masse : les chiffres parlent de 23 000 morts.
- Les manifestants hors d’Iran, partout dans le monde, portent la voix de 90 millions d’otages.
- Utilisation présumée d’armes chimiques contre les manifestants.
- Un crime d’humanité sans précèdent.
- « Nous avons subi des attaques pires que celles des Mongols et des Tatars.
- …Le monde a-t-il entendu nos cris ? »
- Une armada américaine est arrivée dans le golfe Persique.
- Nous, Iraniens à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran, attendons à chaque instant une attaque américaine pour mettre fin au régime de la République islamique.
- 36 500 morts, 10 000 personnes devenues aveugles, 30 000 blessés.
- L’Iran est devenu un camp de concentration, une immense prison à ciel ouvert pour 90 millions de personnes, dans l’attente d’une attaque américaine.
- Un massacre de masse en deux jours, sans précédent dans l’histoire contemporaine.
- Les manifestants hors d’Iran continuent, partout dans le monde, à porter la voix de 90 millions d’otages en Iran.
- Des preuves de l’utilisation d’armes chimiques contre les manifestants.
- Les cérémonies d’enterrement sont devenues des lieux de manifestation et des espaces de célébration du courage des personnes tuées.
Bon week-end à toutes et à tous.
Je commence mon journal de ce week-end par un post publié sur Instagram, qui vous emmène en Iran :
https://www.instagram.com/reel/DTmmnlkDszR/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Témoignages reçus d’Iran
Je commence par les appels que nous avons reçus d’Iran.
Je me donne le devoir de porter leurs paroles jusqu’à vous.
Un appel du nord de l’Iran, d’une petite ville au bord de la mer Caspienne :
« Nous n’allons pas bien.
Il y a eu des morts, plusieurs morts dans notre famille et autour de nous.
On ne nous a pas rendu les corps.
Nous sommes tous dans une grande prison, une prison sans fin. »
Ils racontent que « ceux qui ont incendié les banques n’étaient pas des manifestants.
Ils portaient des vêtements noirs, leurs visages étaient masqués.
Ils lançaient des cocktails Molotov contre les banques et les mosquées.
On voyait clairement qu’ils n’étaient pas comme nous.
Ils se mêlaient aux manifestants et nous poussaient.
Nous étions en famille, avec des enfants, lorsque des groupes vêtus de noir sont arrivés, masqués, brûlant tout sur leur passage.
Le soir, il est impossible de sortir.
Les militaires contrôlent les entrées et sorties des villes.
Tout est contrôlé.
Les prix sont devenus exorbitants :
• Huile : 700 000 tomans (environ 3 dollars, salaire minimum : 140 dollars)
• Un peu de beurre : 1 million de tomans (environ 7 dollars)
Nous ne savons plus qui sont ces groupes armés.
Nous sommes perdus. Nous ne savons pas où nous allons.
Dans certains endroits, ils montent les gens les uns contre les autres.
Des frères tuent des frères.
Les petites villes sont aujourd’hui plus agitées que Téhéran.
Il n’y a aucun médicament, et rien pour la chimiothérapie de ma mère.
Les administrations sont fermées.
Les banques sont fermées.
Les bureaux ne fonctionnent que deux heures par jour.
Tout le monde essaie de quitter le pays, de fuir cet enfer.
Nous, nous sommes ici, sans savoir ce qui va se passer. »
Autres appels reçus
Un ami nous appelle de Téhéran en Iran :
« Le bazar est fermé.
On ne connaît même plus le prix du dollar.
Il y a au moins un mort dans chaque famille.
C’est le couvre-feu.
Des militaires armés patrouillent dans les rues.
Les gens sont sous le choc. »
Il raconte que « lors des dernières manifestations, les rues et avenues étaient pleines.
Les forces sont arrivées à moto, deux par moto : l’un conduisait, l’autre tirait sur la foule.
Ils tiraient sur tout le monde.
Des blindés militaires ont été déployés contre les manifestants. »
Appel d’Ispahan
Une personne ayant perdu un membre de sa famille témoigne :
« Ils ont forcé ma sœur à signer un document affirmant que son mari était mort sous les balles de terroristes.
Elle a refusé.
Elle a été contrainte de payer 1 milliard de tomans (environ 10 000 euros).
Elle a enterré son mari sans pierre, sans signe. »
Appel de Karaj
« Nous avons subi des attaques pires que celles des Mongols et des Tatars.
Nous nettoyions les rues, nous les préparions pour votre retour, vous, la diaspora…
mais ils ont versé notre sang dans les rues de l’Iran.
Le monde a-t-il entendu nos cris ? »
Mobilisation mondiale – 17 et 18 janvier
Manifestations contre le régime iranien partout dans le monde :
de Sydney à Los Angeles, en passant par Paris, Cologne, Berlin, Rome, Padoue, Naples, Londres, Toronto sous la neige, Hambourg, Stockholm, Madrid, Oslo, Amsterdam, Berne, Brisbane et Tbilissi.
Des milliers de personnes sont descendues dans les rues.
La solidarité de la diaspora et des citoyens du monde avec le peuple iranien est admirable.
Voici quelques images des manifestations de ce week-end les 17 et 18 janvier:
https://www.instagram.com/p/DTqRcr_iPU1/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA==
https://www.instagram.com/p/DTn3GSTCIXe/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=MzRlODBiNWFlZA==
https://www.instagram.com/reel/DTn4A7ADVHo/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/reel/DTkfmwAClyS/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/reel/DTnzAP7CNT2/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/reel/DToCJJnkmL2/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/reel/DTmz8yYkds_/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/reel/DTnbiOfj9iJ/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/reel/DTnmdJnDL_w/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/reel/DTnaI_ViG3Y/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Utilisation présumée d’armes chimiques
L’ancien député britannique Bill Rammell a déclaré que les forces de sécurité iraniennes pourraient avoir utilisé des substances chimiques toxiques lors de la répression la plus meurtrière de l’histoire moderne du pays.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montreraient l’utilisation de moyens non conventionnels à Sabzevar.
https://www.instagram.com/reel/DTnkIWlDDK7/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Bilan humain
Les médias évoquent :
• 16 500 à 23 000 morts
• 330 000 blessés, dont 8 000 personnes ayant perdu la vue
- Des médecins en Iran confirment l’ampleur de la catastrophe.
- L’ONG Iran Human Rights rapporte plus de 10 000 arrestations.
- Les manifestants accusés de terrorisme risquent la peine de mort.
L’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, affirme avoir confirmé plus de 10 000 arrestations lors des manifestations. Les manifestants accusés de terrorisme sont passibles de la peine capitale.
-Selon Sunday times, il y a 330,000 blessées et Sunday time parle de 16,500 morts et 8000 personnes qui ont perdu les yeux.
https://www.instagram.com/reel/DTpoe6tiqUM/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Les iraniens d’Iran commence à envoyer des vidéos comme ils peuvent pour dénoncer l’atrocité du régime Des jeunes en Iran commencent à parle direct à Trump et lui envoyer des scènes de massacres en demandant l’aide.
Plus de 6,000 personnes blesses aux yeux dans le clinique Noor de Téhéran.
Amin Mobarez Parastar, directeur du centre oculaire de Munich, a rapporté que ces derniers jours, plus de 6 000 personnes blessées aux yeux ont visité la clinique Noor à Téhéran.
Il a ajouté que ces chiffres reflètent l’ampleur et la gravité des blessures aux yeux lors des récentes manifestations.
https://www.instagram.com/p/DTi5z8vDaLc/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Il semble que le gouvernement a fait un massacre public et ils ont tiré sur tous les personnes qui ont croisé dans les rues lors des deux jours jeudi et vendredi dernier
Selon Arash Aramesh, spécialiste de la sécurité national à Washington, Khamenei a montré qu’ils peuvent tuer 23000 personnes en deux jours et rendre aveugle 8000 personnes.
C’est un crime d’humanité sans précèdent.
Il donne son analyse de la situation :
1)Les Etats-Unis ne fait rien et l’histoire se rappellera des promesses de Trump !
2) Les Etats-Unis peut faire des attaques pointues contre les centres militaires Pasdaran comme en Bosnie 95
3) Les Etats-Unis peut attaquer en large en avion comme en Kosovo 1998
Les attaques du régime dans les maisons. Les vidéos surveillances envoyés depuis l’ Iran nous montrent :
Ce sont des vidéos qui montre la pénétration de la force de sécurité à l’intérieur des maisons pour arrêter des manifestants.
https://www.instagram.com/reel/DToGkSyiUEJ/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Autres déclarations internationales
• Pat Fallon (Congrès américain) : 20 000 morts, demandes d’argent pour restituer les corps. Le peuple iranien fait preuve d’un courage extraordinaire dans sa lutte pour la liberté.
https://twitter.com/reppatfallon/status/2012563083948916966?s=52
• Steve Forbes , rédacteur en chef du prestigieux magazine américain Forbes dit :: « La République islamique doit partir »
• Mark Levin : « L’Iran est devenu un camp de concentration »
Mark Levin, un commentateur et animateur de télévision américain, a déclaré dans une interview avec Fox News que contrairement à certaines analyses, les manifestations iraniennes ne sont pas sans visage central. Il déclare que l’Iran est devenu comme un camp de concentration.
Voici le lien :
https://www.instagram.com/reel/DTpeAFnDMi0/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
• Preeti Patel : « La menace du régime iranien dépasse largement la violence récente »
Le député britannique Preeti Patel a décrit le gouvernement iranien comme un « régime spécial » et a déclaré que sa menace dépassait la violence récente.
Il a appelé le soutien au terrorisme régional, la déstabilisation au Moyen-Orient et l’arrestation de citoyens britanniques comme exemples de cette menace, et a souligné que la Grande-Bretagne devait faire face à ce gouvernement autoritaire.
https://www.instagram.com/reel/DTfEhi_DMeY/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Julia Klöckner, l’un des plus hauts fonctionnaires politiques allemands après le chancelier. : un gouvernement a le devoir de protéger son peuple. Pas pour les supprimer ou les détruire
Mme Julia Klöckner est une personnalité politique allemande de haut niveau et une personnalité éminente au Parlement fédéral allemand (Bundstag), qui est la présidente du Bundstag et l’un des plus hauts fonctionnaires politiques allemands après le chancelier. Dans ces déclarations, sur un ton franc et humain, il souligne les protestations généralisées du peuple iranien et souligne que les femmes et les hommes iraniens ne sont venus dans la rue que parce qu’ils veulent la vie libre, les droits de l’homme, la liberté d’expression et de réunion, et le droit de choisir vie personnelle. Ils sont eux-mêmes ; un mauvais droit qui est considéré comme normal dans de nombreuses sociétés, y compris en Europe. Il a également critiqué les performances du gouvernement iranien, a souligné la perturbation d’Internet et la répression violente des manifestants, et souligne la nécessité d’attirer l’attention de l’opinion publique du monde sur la situation de l’Iran et de soutenir le peuple de ce pays, car en sa croyance, un gouvernement a le devoir de protéger son peuple. Pas pour les supprimer ou les détruire
https://www.instagram.com/reel/DTjKJswDGtn/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Un diplomate iranien de haut niveau basé au siège européen des Nations unies à Genève a quitté son poste et a demandé l’asile en Suisse, ont déclaré des sources diplomatiques à Iran International, au milieu de l’agitation politique croissante en Iran.
Alireza Jeyrani Hokmabad, un haut fonctionnaire de la mission permanente de l’Iran auprès de l’ONU à Genève, a demandé l’asile avec sa famille après avoir quitté son lieu de travail, selon les sources. Il a occupé le rang de conseiller et a été ministre plénipotentiaire, en fait le chef adjoint de la mission de l’Iran auprès de l’ONU et d’autres organisations internationales à Genève.
Les sources ont déclaré que Jeyrani avait décidé de ne pas revenir en Iran par crainte des répercussions potentielles liées aux bouleversements politiques et sociaux en cours dans le pays, ainsi que par inquiétude concernant la stabilité de la structure gouvernementale de la République islamique.
Jeyrani a rejoint la mission de l’Iran à Genève en 2017 en tant que conseiller et a plus tard élevé les rangs, représentant l’Iran dans les instances économiques affiliées aux Nations Unies, y compris les forums traitant du commerce, du développement et de l’investissement.
Des sources diplomatiques ont déclaré que le soutien international croissant aux manifestants iraniens, y compris les déclarations des dirigeants européens et du Parlement européen, a contribué à augmenter l’anxiété parmi les diplomates iraniens stationnés en Europe.
Plusieurs diplomates iraniens ont, ces dernières semaines, contacté en privé les autorités des pays européens pour étudier ou soumettre des demandes d’asile, selon les sources, parlant sous condition d’anonymat en raison de la sensibilité de la question.
Des sources européennes ont déclaré que plusieurs gouvernements sont en train d’examiner ou ont décidé d’accepter plus facilement les demandes d’asile émanant de diplomates iraniens, même dans les cas où les demandeurs ne peuvent pas immédiatement démontrer une menace directe
Les défections des diplomates iraniens pendant les périodes de troubles intérieurs ne sont pas sans précédent. À la suite des manifestations de 2009, connues sous le nom de Mouvement Vert, plusieurs diplomates iraniens en Europe ont démissionné et ont demandé l’asile, citant plus tard la fraude électorale et la répression violente des autorités.
https://www.instagram.com/p/DTpZFwlDt16/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
La Conférence de sécurité de Munich a annoncé qu’elle retirait l’invitation du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Irakchi, après la répression des manifestations meurtrières à travers l’Iran par le gouvernement de la République islamique d’Iran.
La Conférence sur la sécurité de Munich a annoncé par une déclaration : il y a quelques semaines, des invitations ont été envoyées aux représentants du gouvernement iran En raison de l’actualité, la conférence de sécurité de Munich n’honorera pas ces invitations.
Le rassemblement d’experts et de décideurs en sécurité se tiendra cette année du 13 au 15 février.
Les organisateurs disent que leur but était d’inviter des participants qui pourraient offrir des idées politiques importantes.
Le ministère allemand des affaires étrangères a annoncé cette fois que, compte tenu de l’actualité, l’Allemagne était contre l’invitation de fonctionnaires iraniens.
https://www.instagram.com/p/DTlMpN9iPXs/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Et
Le canal 12 d’Israël a annoncé que L’Israël et les États-Unis vont attaquer l’ Iran dans moins d’ une semaine.
Conclusion
Les manifestations dans les grandes villes en Iran ont diminué, mais :
Les bâtiments administratifs sont détruits,
Les banques sont brûlées,
Les familles sont en deuil.
Les funérailles deviennent des lieux de protestation.
Un peuple en deuil.
Un peuple en prison.
Un peuple dans les cimetières.
Un peuple dans les hôpitaux.

Journal de bord n°5, le vendredi 16 janvier 2026
Iran : Journal de « ma famille de 90 millions »
Journal de bord n°5, le vendredi 16 janvier 2026
20 ème jour de la mobilisation
7éme jour de coupure d’internet
Génocide en Iran
Plus de 12 000 personnes tuées, plus de 20 000 arrestations et 24 000 blessés depuis une semaine
Vendredi 16 janvier , au matin
Nous avons reçu un appel. La personne a fondu en larmes et a parlé avant que la communication ne soit coupée :
« Nous sommes encore en vie. Mais nous sommes plongés dans l’obscurité.
Nous sommes sous le choc.
Nous essayons de descendre dans la rue l’après-midi, mais dès que nous sommes plus de trois ou quatre personnes, ils apparaissent et nous obligent à nous disperser.
Le soir, nous ne pouvons même plus sortir.
C’est comme un couvre-feu.
Les pasdarans commencent à entrer dans les maisons et à enlever les antennes satellites.
Nous n’avons plus Internet. Nous ne pouvons plus utiliser les téléphones mobiles.
Bientôt, nous ne pourrons même plus regarder les chaînes par satellite.
Nous ne pouvons même plus appeler nous-mêmes.
Quand nous regardons la télévision d’État iranienne, ils ne montrent que des atrocités : des morgues, les attaques qu’ils ont menées.
Ils exhibent leur sauvagerie, leurs massacres, sans aucune retenue.
Les hôpitaux fonctionnent, mais ils sont saturés.
Les blessés rencontrent d’énormes difficultés.
Il n’y a aucun rideau, aucune intimité.
Ils osent tout montrer.
Les gens sont mis les uns contre les autres.
Tout le monde attend, et il n’y a aucune nouvelle.
Nous sommes tous perdus. »
Que pouvons-nous faire ?
Nous nous sentons dans une impasse.
Nous sommes sans nouvelles de nos proches en Iran.
L’insoutenable huis clos se poursuit.
Nous en sommes au septième jour de mobilisation.
Depuis le jeudi 8 janvier, les communications Internet et téléphoniques sont coupées dans tout le pays sur ordre des autorités islamiques.
Des médias et des ONG évoquent :
plus de 12 000 personnes tuées, plus de 20 000 arrestations et 24 000 blessés.
Nous sommes plus de dix millions d’Iraniens hors d’Iran.
Nous regardons, du matin au soir, les chaînes d’information.
Par moments, nous avons l’impression d’assister à un jeu vidéo,
ou de suivre un scénario où Donald Trump se préparerait à attaquer l’Iran pour « libérer » 90 millions d’otages.
Nous suivons le jeu international,
nous tournons autour des mêmes informations,
accrochés à des appels qui nous parviennent d’Iran, goutte à goutte.
Plus je lis les messages des Iraniens à travers le monde, plus je me dis qu’une solution pourrait être la création d’un comité non politique, composé d’artistes, cinéastes, écrivains, peintres, journalists, caricaturistes mais aussi de médecins, avocats, chercheurs, travailleurs… des Iraniens en exil, pour devenir la voix du peuple iranien.
Peut-être alors le monde sera-t-il ébranlé.
Il nous faut un média indépendant, capable de porter la voix du peuple et de faire résonner l’écho de l’Iran.
Nous pouvons être leur voix.
https://www.instagram.com/reel/DTk5FgaEdxf/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Deux lauréats des Oscars du meilleur court métrage d’animation, Hussein Melayemi et Shirin Sohani, ont écrit dans une note dans le magazine Warp que personne n’accueille l’intervention militaire étrangère en Iran, mais quand un gouvernement part en guerre contre son propre peuple, la non-ingérence n’est plus neutralité mais solidaire.
https://www.instagram.com/p/DTkSc6rDjsg/?igsh=MW1oYjhhOWhrdHYwbg==
Génocide et camps d’extermination en Iran
Kahrizak
Les journalistes de la télévision d’État iranienne eux-mêmesexpriment leur stupéfaction face au nombre de morts dans les morgues :
« Le service médico-légal ne s’attendait pas à autant de morts en une seule journée. »
Le gouvernement islamique tue les Iraniens. Ce n’est pas un simple massacre : c’est un génocide.
Les familles en deuil deviennent des familles de justice.Les rues sont bloquées par les pasdarans.Les cimetières sont devenus des lieux de contestation.
Les journalistes de la télévision d’état iranien montrent leurs étonnement de nombres des mort aux morgues et ils disent : « le service de morge n’ attendait pas tant de mort en une journée «
Le gouvernement islamique tue des iraniens ce n’est pas un massacre mais un génocide
Attention ces vidéos sont difficiles à regarder /
https://www.instagram.com/reel/DTk4gzgDPn8/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/reel/DTk5CLMjyim/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/reel/DTl3_jvjOY-/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
***
Rasht – Massacre au bazar (Iran, 2026)
Dans la ville de Rasht, au nord de l’Iran, les pasdarans ont incendié plus de 300 magasins, avec des centaines de manifestants à l’intérieur.
Les forces armées ont encerclé les manifestants au cœur du bazar, puis ont mis le feu.
Lorsque les manifestants ont tenté de fuir les flammes, ils ont été massacrés à la sortie du bazar.
https://www.instagram.com/reel/DTkb8GxDfol/?igsh=bzZ2bGx1aXdsZDk4
https://www.instagram.com/reel/DTkb8GxDfol/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
Vous pouvez écouter ce témoignage détaillé de ce masscar ici :
Espoir
Cette mobilisation a rassemblé plus que jamais les iraniens hors d’Iran pour se rassembler dans la pensée pour créer un meilleur monde pour demain d’ Iran et participer pour la construction de demain d’ Iran .
Et les créations artistique continue
https://www.instagram.com/reel/DTk5CLMjyim/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
https://www.instagram.com/reel/DTifsSZDajg/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==

Journal de bord n°3 – Mercredi 14 janvier 2026
17ᵉ jour de manifestations
Iran : Journal de “ma famille de 90 millions”
17ᵉ jour de manifestations et 5ᵉ jour de coupure totale d’internet
Titre :
Nous sommes des otages du régime islamique : 90 millions d’otages en Iran, otages des Pasdarans.
Nous sommes devant la télévision, rivés à Instagram, aux chaînes WhatsApp et Telegram. Nous passons d’une chaîne à l’autre : Iran International, BBC Persian, mais aussi les chaînes françaises LCI, France 24, Arte, ainsi que BBC et CNN.
Nous suivons les informations via des médias fiables créés par la diaspora iranienne :
@iran_rev_media
@kianmeli1
Nous attendons des nouvelles. Nous attendons une attaque de l’Amérique contre l’Iran, qui semble être la seule solution pour sauver les 90 millions d’otages, les Iraniens à l’intérieur du pays.
Mais nous ne savons pas quelles sont les intentions de l’Amérique : aider l’Iran ou le diviser.
Nous, la diaspora iranienne dans le monde, sommes environ 10 millions. Entre ceux nés en Iran et ceux de deuxième ou troisième génération, un profond sentiment de patriotisme s’est installé pour aider l’Iran.
Nous vivons selon les horaires de l’Iran et ceux de l’Amérique pour suivre les informations.
Sur Instagram, nous avons fait la révolution. Nous écrivons à Trump, aux sénateurs américains, aux députés européens.
Nous sommes restés éveillés très tard.
L’Amérique ne réagit toujours pas.
Les graves conséquences de l’arrêt de l’internet international en Iran
1. Les téléphones fixes et mobiles ont cessé de fonctionner. Les gens ne peuvent appeler que par des lignes surveillées, avec une durée maximale de dix minutes.
Le téléphone sonne. Un numéro de l’étranger apparaît, avec l’indicatif +44 du Royaume-Uni.
Ils ne peuvent parler que quelques secondes. Ils disent seulement qu’ils vont bien et que tout le monde est en bonne santé. Dès qu’ils commencent à parler de la situation difficile, du manque de nourriture, le téléphone est coupé.
2. Seul le système parallèle Starlink fonctionne, avec de nombreux problèmes. Même si l’abonnement est gratuit, il faut déjà disposer du matériel.
3. Les informations arrivent au compte-gouttes. Elles proviennent d’Iraniens qui ont quitté le pays récemment et qui enregistrent les témoignages de ceux qui ont réussi à sortir d’Iran ces derniers jours.
Nous avons de nombreux exemples d’Iraniens qui témoignent et envoient des messages vocaux.
4. Voici un message vocal que nous avons reçu, un témoignage déchirant :
« Les gens enterrent leurs proches en cachette pour ne pas les livrer aux Pasdarans.
Les Pasdarans ne demandent pas seulement un milliard de tomans : ils obligent aussi les familles à payer chaque balle utilisée. »
Les Pasdarans du groupe Al-Qods, dirigé autrefois par Qassem Soleimani, disposaient de deux corps armés en Syrie, composés de chiites afghans et pakistanais.
Après le départ d’Assad, ces deux forces sont entrées en Iran et, apparemment, ce sont elles qui participent au massacre des manifestants.
Informez l’opinion publique européenne pour qu’elle sache comment ils utilisent des armées étrangères pour nous massacrer.
Nous sommes des otages du régime islamique : « 90 millions d’otages en Iran, otages des Pasdarans.
Nous n’étions pas préparés aux attaques lors de nos manifestations.
Nous étions des milliers dans les rues, mais nous n’étions pas prêts.
Lorsqu’ils nous ont attaqués, nous ne savions pas quoi faire.
Nous manquons d’informations.
Nous sommes perdus et abandonnés.
5. Possibilité d’une attaque militaire américaine contre l’Iran ce soir.
Les ambassades quittent Téhéran, la ville se vide, l’espace aérien est désert.
Nous ne dormons pas la nuit, accrochés à nos télévisions.
« De nombreux experts estiment que des frappes américaines pourraient avoir lieu ce soir. De nombreuses ambassades étrangères ont été évacuées. D’importants mouvements militaires sont observés dans la région. Le ciel iranien est vide. Pour empêcher une attaque, le régime islamique a annoncé la suspension des exécutions. Que signifie cette guerre ? »
DINGUE.
Le président américain Donald Trump reprend mot pour mot, ce mercredi 14 janvier 2026, la rhétorique de la République islamique sur la répression des manifestants en Iran :
« Ils ont dit que des gens leur tiraient dessus avec des armes et qu’ils répondaient par des tirs. Vous savez, c’est l’un de ces cas-là. »
– Trump annonce qu’il n’y aura pas d’exécutions de manifestants.
– En même temps, l’armada américaine se dirige vers le Moyen-Orient.
– Les équipes des ambassades britannique, australienne, allemande, hongroise, etc., ont quitté l’Iran.
– Annulation des vols de nuit Lufthansa.
– L’Iran a fermé son espace aérien.
– Possibilité d’une attaque de grande envergure.
– L’espace aérien iranien est vide, montré en direct par les chaînes d’information.
Nous zappions entre les chaînes iraniennes et cherchions des analyses sur la situation.
6. Ce que résument de nombreuses analyses :
• Les États-Unis attaqueraient les dirigeants du régime, les hauts lieux des Pasdarans et leurs 125 000 hommes.
• Ils élimineraient Khamenei et son fils pour permettre le retour du fils du Shah.
• Ils attaqueraient les bases des Pasdarans et des Bassidjis pour reprendre le contrôle.
• Ils éradiqueraient les donneurs d’ordres.
• Ils neutraliseraient les leaders.
• Une partie des Pasdarans pourrait rejoindre le peuple, faisant basculer une majorité des forces de l’ordre.
Tout le monde se prépare.
Les villes israéliennes se préparent aussi.
Alors que le sénateur Lindsey Graham rencontre Reza Pahlavi et annonce qu’ils vont « rendre sa grandeur à l’Iran ».
La France étudie la possibilité d’envoyer des terminaux satellitaires Eutelsat en Iran afin de rétablir l’accès à internet.
Selon des sources françaises, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a déclaré mardi au Parlement que l’envoi de terminaux Eutelsat faisait « partie des options à l’étude ».
Les satellites Eutelsat, en fournissant un accès internet depuis l’espace, permettent une connexion haut débit même en cas de coupure de l’internet national.
Ces derniers jours, certains citoyens iraniens ont pu accéder à internet via le service satellitaire Starlink de SpaceX, dirigé par Elon Musk. Toutefois, selon Alp Toker, fondateur de l’organisme de surveillance NetBlocks, l’accès à Starlink reste très limité.
A demain

Journal de bord n°2, le mercredi 14 janvier 2026
Iran : Journal de « ma famille de 90 millions »
18ème jour de manifestation
Mina Rad, cinéaste, journaliste politique international et reporter culturel, inaugure ici un journal de bord quotidien qui relate ce qui se passe en Iran où l’histoire est en marche.
Après avoir fait du journalisme politique international, puis plus de 10 ans de reportages pour le monde de la musique, Mina Rad décide de se former à la fabrication et à l’écriture documentaire entre 2011 et 2014 avec les Ateliers Varan. Elle réalise une dizaine de films en tant que cinéaste et documentariste. Pour Mina Rad, le cinéma documentaire est « une restitution de notre héritage culturel, un regard vers l’univers, et une quête des traces d’identité culturelle dans le monde. ».
Nouvelles de ma « famille de 90 millions »
À la suite des nombreuses demandes de mes connaissances, j’ai décidé de reprendre la plume — moi qui ai été reporter de guerre entre 1991 et 1998 en Asie centrale — pour vous envoyer de brèves nouvelles quotidiennes de ma “famille de 90 millions” en Iran.
Bouleversée par les informations qui me parviennent, je vous résume chaque jour ce qui se passe dans mon pays natal.
À l’âge de 15 ans, j’ai quitté l’Amérique pour retourner en Iran et manifester dans les rues contre le Shah. Cinquante ans plus tard, après un demi-siècle, la question de ma « famille de 90 millions » — le peuple iranien — revient : beaucoup suivent aujourd’hui les propositions de Reza Pahlavi, fils du Shah, et demandent à Donald Trump quand il mettra fin au régime actuel.
Journal de bord n°2, le 14 janvier 2026
18ème jour de manifestation
6 éme jour de la coupure de l’internet dans le pays
12000 morts en 4 jours
Les informations sont déchirantes. On parle de 12000 morts des milliers de blessées. On doit attendre le retour de l’internet pour vérifer les nombres.
On reçoit des images de morge, des cimetières des cadavres dans les rues
Hier soir, pour la première fois parés 5 jours, nous avons reçu un appel d’Iran, par miracle, de la part d’un ami courageux. Apparemment, le gouvernement a rouvert les lignes fixes des maisons et, avec beaucoup de difficultés, ils peuvent téléphoner. Les téléphones portables et Internet sont toujours coupés.
Ce que nous avons entendu est déchirant :
« Il y a des milliers de morts. Rien qu’à Téhéran, il doit y avoir plus de 4 000 morts, selon un ami qui travaille dans le milieu médical des hôpitaux. Je suis allé au cimetière de Behesht-e Zahra pour enterrer un ami. Les Gardiens de la Révolution nous ont obligés à payer un milliard de tomans, soit environ 10 000 euros, pour récupérer son corps.
Le cimetière est rempli de monde. À la morgue, les gens criaient des slogans pour récupérer les corps. Nous n’avons plus peur de rien.
Le soir, nous continuons à sortir dans les rues, un peu partout, pour nous retrouver. On n’est jamais sûr de pouvoir rentrer chez soi.
Dans chaque famille autour de nous, quelqu’un a été massacré par le régime. Je connais un ami qui a perdu ses trois enfants en une seule soirée de manifestation.
Nous nous rassemblons le soir ; les Pasdaran et les Basiji arrivent. Ils attaquent les gens avec des armes lourdes. Nous nous dispersions. Puis, dans la nuit, ils arrivent avec des camions de nettoyage pour effacer le sang dans les rues.
Nous n’abandonnons pas. Nous continuons à y aller.
Ce régime ne peut plus rester en place. »
Sur les chaînes persanophones hors d’Iran, comme BBC Persian et Iran International, les gens envoient leurs témoignages. Les chaînes modifient leurs voix pour pouvoir les diffuser.
C’est déchirant à entendre.
L’entretient de Reza Phalavi décrit aussi des scénes en Iran :
« Reza Pahlavi à Koftko avec Brett Bauer dans Fox News, qui malgré la déconnexion internet et téléphonique, a réussi à passer un appel vidéo avec certains manifestants en Iran. Le nombre de personnes tuées par le régime est presque égal au nombre de personnes tuées lors de l’événement terroriste d’octobre en Amérique. Il a dit, ici on parle des armes de guerre que le régime a utilisées pour tuer des gens sans armes. Il a dit que les bulldozers avaient collecté la masse des morts et que le régime avait pris de l’argent aux familles des morts. »
12000 iraniens tués par le gradiens de la révolution et les basigi ces derniers 4 jours
Mehdi Parpanchi, le secrétaire exécutif de la télévision Iran International, a déclaré : « Le rapport d’Iran International sur le meurtre de 12 000 Iraniens par le corps de gardien de la révolution et les forces de Basij n’est pas une estimation, mais il repose sur un rapport qui a été clairement soumis au Bureau présidentiel et au Conseil suprême de Sécurité nationale d’ Iran « »
https://www.iranintl.com/202601131205
@fightforpersia
iranian.youth.circle
Nombreux témoignages se trouvent sur les réseaux sociaux
Nombreux publications sur les réseaux sociaux des iranians diaspora invite les gens à ne pas rester silencieux devant le massacre en Iran :
https://www.instagram.com/assohomaa#
#Iran #genocide #massmurder #revolution #innocent
Actuellement, le régime a coupé Internet afin de pouvoir massacrer le peuple à huis clos.
Il tire dans la foule à coups de mitraillettes. Les milices de la répression traquent les manifestants pour les saigner. Les mercenaires du régime attendent devant les hôpitaux pour achever les blessés.
Les morgues sont pleines, les cadavres sont empilés dans les rues.
On dénombre 13 000 morts, mais ce chiffre est probablement sous-évalué, car de nombreux manifestants n’osent pas se rendre à l’hôpital et rentrent chez eux pour mourir.
Les morgues sont devenus les lieux des manifestations.
En enterrant les morts, la famille et les amis applaudissent donner slogans;
-brave Brave
— « Ce pays ne sera libre que lorsque Khamenei sera enterré »
Une vidéo exclusive de l’espace paradisiaque de Zahra, Téhéran a atteint Menoto , la télévision persanophone hors d’ Iran ce dimanche 21, 1404, où une foule importante de familles et de proches des victimes peut être vue manifester.
Sur ces images, des personnes en deuil en colère lèvent des slogans contre Ali Khamenei tenant les photos de leurs proches. Le rassemblement a eu lieu alors qu’un rapport officiel sur la réaction ou le traitement des manifestants n’a pas encore été publié. Un responsable de la sécurité de la République islamique a déclaré à Reuters que le nombre de morts pourrait être d’environ 2000.
Ne pas obéir aux dirigeanst armés
Nombreux iranians hos Iran montre les photos des dirigeanst de Pasdaran et invitent des personnes armées de ne pas obéir
Plus de 10 000 protestataires ont par ailleurs été arrêtés Libération et
Le pire scénario, celui d’un carnage à huis clos, se confirme. A mesure que de rares informations parviennent à filtrer malgré la coupure généralisée d’Internet ordonnée par Téhéran, la férocité de la répression du régime d’Ali Khamenei contre les manifestants laisse désormais craindre des bilans qui se comptent non plus en centaines de morts, mais en milliers.
«L’ampleur des effusions de sang est effroyable, indiquait jeudi soir à Libération un journaliste de Téhéran. J’ai contacté plusieurs hôpitaux et croisé avec d’autres sources, j’arrive à 5 000 morts, au grand minimum. C’est incroyable.»
Mardi soir, le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, estimait qu’au moins 734 manifestants avaient été tués, et qu’elle recevait des rapports faisant état de plusieurs milliers de morts. Plus de 10 000 protestataires ont par ailleurs été arrêtés. Le parquet iranien a déclaré mardi que certains d’entre eux seront poursuivis pour «moharebeh (guerre contre Dieu)», un chef d’accusation passible de la peine de mort.
Un officiel iranien, cité par l’agence Reuters, estime, lui, qu’environ 2 000 personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées depuis le début des manifestations le 28 janvier.
Selon lui, des «terroristes» sont responsables des morts, autant dans les rangs des protestataires que de la police. D’après le New York Times, un rapport du régime fait état d’au moins 3 000 morts, un bilan qui pourrait être revu à la hausse. Le chiffre est équivalent à celui fourni par un responsable du ministère de la Santé iranien.
✍ Luc Mathieu
📸 AP
La sénatrice républicaine Lindsey Graham à Iran International.
« Je dirais (l’aide américaine pour les Iraniens va bientôt arriver) parce que si nous laissons tomber beaucoup plus longtemps, les gens vont douter », a déclaré mardi la sénatrice républicaine Lindsey Graham à Iran International.
« La raison pour laquelle je sais que le président Trump sera un homme de parole, si nous avons débranché et n’avons pas aidé les manifestants, c’est pire que l’Afghanistan. «
France culture
https://www.instagram.com/reel/DTaxU7dDcl0/?utm_source=ig_web_copy_link&igsh=NTc4MTIwNjQ2YQ==
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Depuis le 28 décembre, l’Iran connaît un important mouvement de contestation. Selon le chercheur en relations internationales Farid Vahid, cet épisode s’inscrit dans une succession de soulèvements qui, depuis 2009, isole de plus en plus l’ayatollah Khamenei. Si ce n’est pas cette fois-ci, la chute du régime lui paraît, à terme, inévitable.
🎧 Retrouvez notre matinale « Soulèvements en Iran : la chute de l’ayatollah Khamenei est-elle proche ? » sur le site et l’appli Radio France.
#franceculture #iran #contestation #politique
La sénatrice républicaine Lindsey Graham à Iran International.
« Je dirais (l’aide américaine pour les Iraniens va bientôt arriver) parce que si nous laissons tomber beaucoup plus longtemps, les gens vont douter », a déclaré mardi la sénatrice républicaine Lindsey Graham à Iran International.
« La raison pour laquelle je sais que le président Trump sera un homme de parole, si nous avons débranché et n’avons pas aidé les manifestants, c’est pire que l’Afghanistan. «
Le président américain Donald Trump dans une interview exclusive avec Tony Dukopil, CBS a déclaré que les États-Unis prendraient des « actions très fortes » si le gouvernement de la République islamique commençait à exécuter des manifestants. Trump a souligné dans cette interview : « Nous ne voulons pas que ce qui se passe en Iran continue. « Ce [chemin] ne se terminera pas bien. »
La lettre
Voici une tribune sous forme d’une lettre adressée au président français pour demander une action urgente au conseil de sécurité de l’ONU initiée par la France et l’Europe. L’idée est de convoquer une réunion d’urgence pour former une « coalition de défense des droits de l’Homme en Iran dans le cadre du droit international” et dans un esprit de multilatéralisme.
Elle est ouverte avec la seule condition qu’elle se veut sans coloration politique — ni dans le contexte français, ni dans le contexte de la polarisation malheureuse de l’opposition iranienne.
Merci de faire circuler sachant que le texte reste amendable si des points bloquants surgissaient.
Cependant, vue l’urgence d’une action, il est souhaitable qu’elle soit publiée au plus vite. L’objectif est de converger sur le texte et les signatures d’ici 18h (concernant les corrections de forme, elle sont en cours et comme il est possible qu’il faille raccourcir le texte la version définitive sera de toute façons revue en détail).
Pour celles et ceux qui souhaitent s’associer à cette initiative, merci d’envoyer vos noms et activité/profession à act4iran2026@gmail.com (il s’agit d’une adresse e-mail créée spécifiquement pour cette occasion).
Je vous mettrai le pdf concernant en piéce joint
La suite demain
Mina Rad

Journal de bord n°1, le 13 janvier 2026
17ème jour de manifestation
Iran : Journal de « ma famille de 90 millions »
Mina Rad, cinéaste, journaliste politique international et reporter culturel, inaugure ici un journal de bord quotidien qui relate ce qui se passe en Iran où l’histoire est en marche.
Après avoir fait du journalisme politique international, puis plus de 10 ans de reportages pour le monde de la musique, Mina Rad décide de se former à la fabrication et à l’écriture documentaire entre 2011 et 2014 avec les Ateliers Varan. Elle réalise une dizaine de films en tant que cinéaste et documentariste. Pour Mina Rad, le cinéma documentaire est « une restitution de notre héritage culturel, un regard vers l’univers, et une quête des traces d’identité culturelle dans le monde. ».
Nouvelles de ma « famille de 90 millions »
À la suite des nombreuses demandes de mes connaissances, j’ai décidé de reprendre la plume — moi qui ai été reporter de guerre entre 1991 et 1998 en Asie centrale — pour vous envoyer de brèves nouvelles quotidiennes de ma “famille de 90 millions” en Iran.
Bouleversée par les informations qui me parviennent, je vous résume chaque jour ce qui se passe dans mon pays natal.
À l’âge de 15 ans, j’ai quitté l’Amérique pour retourner en Iran et manifester dans les rues contre le Shah. Cinquante ans plus tard, après un demi-siècle, la question de ma « famille de 90 millions » — le peuple iranien — revient : beaucoup suivent aujourd’hui les propositions de Reza Pahlavi, fils du Shah, et demandent à Donald Trump quand il mettra fin au régime actuel.
Journal de bord n°1, le 13 janvier 2026
17ème jour de manifestation
Il y a quinze jours, un mouvement national a commencé en Iran, parti du bazar de Téhéran en 2026, comme en 1979.
Comme lors des mouvements « Femme, Vie, Liberté » et du Mouvement vert, les jeunes sont descendus dans la rue, mais cette fois-ci aussi bien dans les petites villes que dans les grandes, partout en Iran.
Le mécontentement est né de l’inflation et de l’effondrement du rial face au dollar.
Puis Reza Pahlavi a appelé la population à manifester les jeudi et vendredi 8 et 9 janvier 2026.
Depuis, le mouvement a pris une ampleur nationale et international.
La génération Z iranienne — jeunes et adolescents — est sortie dans la rue sans peur et sans hésitation.
Les manifestations se poursuivent malgré les coupures d’Internet et d’électricité.
Depuis cinq jours, il n’y a presque plus d’Internet : le gouvernement l’a coupé depuis le samedi 10 janvier.
Elon Musk a annoncé un accès gratuit à Starlink pour l’Iran, mais il faut disposer d’une antenne satellite pour l’utiliser.
Malgré le couvre-feu de fait imposé par ces coupures, et malgré la répression, les gens sont sortis pour ce 17e jour de contestation.
Slogans entendus :
— « D’ici la fin de la semaine, Khamenei est fini »
— « Pahlavi reviendra »
— « Ce pays ne sera libre que lorsque Khamenei sera enterré »
— « C’est la bataille finale »
— « Cette année est celle du sang, Seyed Ali (Khamenei )sera renversé. »
…
Selon les témoignages envoyés aux médias persanophones hors d’Iran, Les Gardiens de la révolution entrent dans les maisons et dans les rues.
Ils contrôlent les téléphones portables et les photos.
Des policiers, déguisés en agents de l’électricité ou du gaz, rentrent par forces dans les maisons et vérifient si les gens disposent d’un accès satellite.
Les dortoirs universitaires ont été fermés.
Les familles cherchent des nouvelles de leurs proches via les télévisions iraniennes à l’étranger.
Avec les arrestations et les tirs contre les manifestants, le régime a franchi une ligne rouge.
Des soutiens ont été exprimés par des parlementaires en Amérique, en Europe, en Australie et en Norvège.
Le secrétaire général de l’ONU a demandé le rétablissement immédiat d’Internet.
Selon les appels de Reza Pahlavi, devant plusieurs ambassades d’Iran — notamment à Rome, Ljubljana, Oslo, Stockholm, Munich et Francfort — le drapeau de la République islamique a été retiré et remplacé par le drapeau national au lion.
Des artistes et musiciens iraniens et internationaux ont appelé à soutenir les manifestations.
L’UNICEF a signalé la mort de nombreux enfants.
Des chefs d’entreprise, comme Dara Khosrowshahi (Uber), Josh Wolf, Dan Vahdat et d’autres, ont lancé une campagne de soutien aux manifestants.
La fin du régime est présentée comme le début d’une renaissance économique du pays.
Parmi les propositions citées, l’acteur Omid Djalili résume ainsi ce que veulent les manifestants :
« Fermez les ambassades, geler les avoirs et inscrire les Gardiens de la Révolution sur la liste des organisations terroristes. Si vous faites cela, le régime est isolé. En une semaine, tout est terminé. »
Ce soir, plusieurs ambassadeurs et leurs équipes auraient quitté l’Iran.
Ma “famille de 90 millions” reste sans Internet et attend de nous que nous mobilisions l’opinion publique, les médias et nos amis.
Les manifestations continuent en Iran et aussi dans le monde entier pour soutenir la révolution nationale des iraniens ….
Le gouvernement iranien aurait demandé à négocier avec Donald Trump, qui hésiterait entre négociation et action militaire.
La suite demain
Mina Rad