Interview de karim Aïnouz , candidat à Oscar 2020

Karim Aïnouz, propose un regard entre documentaire et fiction

Karim Ainouz nous propose un cinéma entre fiction et documentaire , un regard entre le passé et le présent surtout il nous propose une autre manière de faire et regarder le cinema.

Avec  La Vie invisible d’Euridice Gusmao, le film qui est candidat à l ‘oscar en 2020, le cinéaste brésilien décrit la condition des femmes dans les années 1950. Un hommage sensible aux figures de son enfance à sa mère et à sa grande mère.

Réalisée par Karim Aïnouz, La Vie invisible d’Euridice Gusmão se présente comme une chronique familiale qui se déroule dans le Brésil des années 1950 sur toute une vie. Euridice rêve d’une vie de pianiste, sa sœur Guida du grand amour. Mais à cette époque, les femmes ne font pas ce qu’elles veulent. Aussi liées que des jumelles, les jeunes filles de 18 et 20 ans se perdent de vue quand Guida part pour l’Europe au bras d’un marin grec. Les parents d’Euridice lui trouvent le mari qu’il faut, un bébé naît rapidement et les envies de conservatoire s’envolent. Guida ne tarde pas à revenir seule et enceinte, son amoureux s’étant déjà épris d’une autre belle dans le port suivant. Chassée par son père, qui lui fait croire qu’Euridice a intégré une école de piano à Vienne, elle trouve refuge auprès d’autres filles mères, travaille au chantier naval et use de ses charmes quand le besoin d’argent devient vital. Jusqu’à la fin de leur vie, les deux sœurs vont se chercher. Euridice engage un détective, dont les talents ne produisent aucun résultat. Guida lui écrit des lettres que sa sœur ne recevra jamais.

Karim Aïnouz, auteur de Madame Sata sélectionné à Un certain regard en 2002, offre une réflexion sur le poids des traditions, l’autorité masculine et la difficile émancipation des femmes. Ses images granuleuses aux couleurs délavées amplifient le basculement dans une autre époque et sa façon de filmer sans fard les chairs flasques et les désirs masculins incontrôlés ne laisse pas beaucoup d’espoir.

« Zentralflughafen THF ITHF- CentralAirportl »
« Karim Aïnouz »
« 97′, 2018, Allemagne-France-Brésil/Germany-France-Brazi,l FP »

Avec son documentaire « Zentralflughafen THF ITHF- CentralAirportl » il nous montre , comment peut on faire le documentaire avec un rythme de fiction.

« À Berlin, l’aéroport désaffecté de Tempelhof, jadis pièce maîtresse du programme hitlérien de réarmement, sert aujourd’hui d’hébergement d’urgence pour les demandeurs d’asile. Ces vastes hangars s’organisent en ville miniature. »

Nous l’ avons interviewé lors de sa présence au cinéma REEL en 2018 /

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